tieram
Maître Poète

Sur la page
Dans sa peine infinie il observe la page,
Puis, pose quelques vers, les efface avec rage
Lorsque l’aède trace une rime l’été,
L’univers qui nous fuit dans le ciel apprêté
Verse sur le vélin un espoir sous l’orage.
Le rêveur ne sait plus d’un regard hébété
Danser tout en mesure et l’étoile en partage
Émeut dans le silence un feu dans son sillage
Quand elle a pour écho ce plaisir entêté.
Notre muse Érato nous dévoile l’ouvrage
Au poète charmé la suit un peu volage
Et nous livre un poème en toute honnêteté
Cette belle égérie en cet amour sans âge,
Tissant chaque défi dans la tranquillité
Sait aimer son rimeur traçant ce beau voyage
Dans sa peine infinie il observe la page.
Maria-Dolores