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Sur ce banc

VikThor

Maître Poète
Quand je passe sur ce pont
c'est tout mon coeur qui se braque
je revois sacs et cartons
qui faisaient son bric à brac.

Sur le banc il était là
René c'était un mec bien
toujours à dire "ça va?"
René c'était mon copain.

Ici c'était son domaine
il t'y racontait sa vie
celle d'avant ses déveines
quand il avait des amis.

Il te lisait ses voyages
dans les bandes dessinées
ou ses nombreux tatouages,
seul bien qu'il eut possédé.

Il avait couru le monde
derrière des chars d'acier
pour une paix vagabonde
qu'il n'a jamais pu trouver.

C'était ses dernières guerres
qui l'avaient poussé ici
jusqu'au bout de ses misères
à manger du pain rassis.

Toujours prêt à partager
même ce qu'il n'avait pas,
de ses rires édentés
il chantonnait d'être là.

Et moi j'aimais me poser
pour parler de tout, de rien
cinq minutes d'amitié
c'est fou com' ça fait du bien!

Mais il est parti depuis
vaincu par "la sale grippe",
c'est sûr maintenant il vit
au pays des braves types.

Si le banc est déserté
un autre viendra sans doute,
la rue est très fréquentée
pour y terminer sa route.

Car ils sont les survivants
d'une société sans gloire
au coeur trop indifférent
d'avoir perdu tout espoir.

Si tous les Renés du monde
pouvaient se donner la main
on entrerait dans la ronde
de l'amour de son prochain...

Vik
 
Un émouvant retour aux sources
le vide sur le banc
n'entend plus le dialogue
de ce chaud sur le froid!
que tu as si souvent partagé!

Quelle mésaventure les a amenés-là
sinon un abandon général de la société
comme tu nous dis!

Combien pensif tu restes
devant les lambeaux du passé,
sachant que miracle impossible
ne peut rien arranger!

Je reste toujours sensible à ton écoute!
Bise d'amitié, Poly​
 
L’humanité est bancale la plupart des gens se satisfont de leur petit confort et ignore les miséreux parfois même ils les fustigent, les dénigrent les renient au point de les assimiler à des profiteurs.
Mais comment peut-on profiter de quelque chose lorsque l’on a rien ?.
J’ai participé à l’action des gilets jaunes et la misère je l’ai rencontré autour de certains ronds-points.
On la côtoie partout il faudrait être aveugle pour ne pas la voir !.
Dans nos campagnes autrefois on vivait entourés de pauvres qui venaient pour une bouchée de pain proposer leur services, le mal est très ancien, il semble incurable, mais dans l’ancienne société l’entraide était bien plus présente, nous sommes devenus des peuples d’égoïstes où le chacun pour soi et Dieu pour ceux qui y croient est devenu une doctrine un art de vivre !.
Après nous le déluge !.
Seul le salut pour ces malheureux pourra peut-être leur permettre de trouver chaleur paix et sérénité.
Ne dit-on que plus on sera malheureux dans cette vie, plus on sera heureux ailleurs ?.
Quoiqu’il en soit, le néant lui même est une délivrance pour ces rejetés.
Sophocle disait : « N’être jamais venus au monde, est peut-être le plus grand des bienfaits.» cette citation est encore et sera je pense toujours vérifiée tant que l’homme colonisera la terre.
Mon amitié Cher Vik’l’homme au grand cœur.
Momo
MLCCACTP
 
Quand je passe sur ce pont
c'est tout mon coeur qui se braque
je revois sacs et cartons
qui faisaient son bric à brac.

Sur le banc il était là
René c'était un mec bien
toujours à dire "ça va?"
René c'était mon copain.

Ici c'était son domaine
il t'y racontait sa vie
celle d'avant ses déveines
quand il avait des amis.

Il te lisait ses voyages
dans les bandes dessinées
ou ses nombreux tatouages,
seul bien qu'il eut possédé.

Il avait couru le monde
derrière des chars d'acier
pour une paix vagabonde
qu'il n'a jamais pu trouver.

C'était ses dernières guerres
qui l'avaient poussé ici
jusqu'au bout de ses misères
à manger du pain rassis.

Toujours prêt à partager
même ce qu'il n'avait pas,
de ses rires édentés
il chantonnait d'être là.

Et moi j'aimais me poser
pour parler de tout, de rien
cinq minutes d'amitié
c'est fou com' ça fait du bien!

Mais il est parti depuis
vaincu par "la sale grippe",
c'est sûr maintenant il vit
au pays des braves types.

Si le banc est déserté
un autre viendra sans doute,
la rue est très fréquentée
pour y terminer sa route.

Car ils sont les survivants
d'une société sans gloire
au coeur trop indifférent
d'avoir perdu tout espoir.

Si tous les Renés du monde
pouvaient se donner la main
on entrerait dans la ronde
de l'amour de son prochain...

Vik
Un grand merci Vic pour toute la sensibilité offerte dans cet écrit
Amicalement et bonne journée
Bises
Gaby
 
Je suis en rogne contre cette idée que la pauvreté serait indigne, infamante comme si leur victime subissait une double peine, retirés du matériel et de la société des humains. Oui la pauvreté est honteuse, mais cette honte ne doit pas tomber sur ses victimes mais sur l'humanité qui ne sait partager. Un pauvre bien entendu doit être responsable de son état sinon c'est son existence même qui vilipende la sacro sainte société consumériste.
 
Un émouvant retour aux sources
le vide sur le banc
n'entend plus le dialogue
de ce chaud sur le froid!
que tu as si souvent partagé!

Quelle mésaventure les a amenés-là
sinon un abandon général de la société
comme tu nous dis!

Combien pensif tu restes
devant les lambeaux du passé,
sachant que miracle impossible
ne peut rien arranger!

Je reste toujours sensible à ton écoute!
Bise d'amitié, Poly​
Merci pour cette écoute jamais démentie sur tous les sujets sensibles dont celui de la pauvreté.
 
Il y a les Renés sur leur bancs que le reste du monde ignore et puis il y a les VikThors qui s'arrêtent, qui discutent qui brisent le ban.
Beaucoup de Renés et pas assez ce VikThors dans ce monde
Et il y a beaucoup de saoirse qui marchent sur les traces de leurs aînés et les dépassent avec la fougue et la générosité qui les animent. Nos générations ont tracé un sillon, elles en font une autoroute de l'amour: environnement, société, solidarité, fraternité, On peut s'en aller rassuré
 
Si toutes les plumes écrivent et diffusent comme la tienne,il n'y aurait jamais de Renés sur le banc de l'abandon.Bravo Vikthor et merci pour ce message.Amitiés Véronique
C'est un beau rêve que je partage avec plaisir, et qui sait, avec le temps, se réalisera. Grâce à des personnes comme vous toutes et tous qui se sentent concernées. Merci
 
Dernière édition:
L’humanité est bancale la plupart des gens se satisfont de leur petit confort et ignore les miséreux parfois même ils les fustigent, les dénigrent les renient au point de les assimiler à des profiteurs.
Mais comment peut-on profiter de quelque chose lorsque l’on a rien ?.
J’ai participé à l’action des gilets jaunes et la misère je l’ai rencontré autour de certains ronds-points.
On la côtoie partout il faudrait être aveugle pour ne pas la voir !.
Dans nos campagnes autrefois on vivait entourés de pauvres qui venaient pour une bouchée de pain proposer leur services, le mal est très ancien, il semble incurable, mais dans l’ancienne société l’entraide était bien plus présente, nous sommes devenus des peuples d’égoïstes où le chacun pour soi et Dieu pour ceux qui y croient est devenu une doctrine un art de vivre !.
Après nous le déluge !.
Seul le salut pour ces malheureux pourra peut-être leur permettre de trouver chaleur paix et sérénité.
Ne dit-on que plus on sera malheureux dans cette vie, plus on sera heureux ailleurs ?.
Quoiqu’il en soit, le néant lui même est une délivrance pour ces rejetés.
Sophocle disait : « N’être jamais venus au monde, est peut-être le plus grand des bienfaits.» cette citation est encore et sera je pense toujours vérifiée tant que l’homme colonisera la terre.
Mon amitié Cher Vik’l’homme au grand cœur.
Momo
MLCCACTP
Momo, tes commentaires sont à eux tous seuls des leçons de vie. Avec une philosophie "terre à terre" qui résume l'essentiel. La tête dans les étoiles mais les pieds bien ancrés au sol, tu remets les choses à leur place. Quant à moi, je ne suis que le dépositaire d'une vie qui m'a parfois blessé mais tanné le cuir, m'a souvent fait chuter mais toujours relevé, m'a beaucoup pris mais aussi offert, a emprunté la vie pour me la rendre... Dans tout cela il n'y a pas un grand coeur, juste une opération comptable où le crédit n'a pas encore atteint le passif accumulé. Bien à toi ami
 
Je suis en rogne contre cette idée que la pauvreté serait indigne, infamante comme si leur victime subissait une double peine, retirés du matériel et de la société des humains. Oui la pauvreté est honteuse, mais cette honte ne doit pas tomber sur ses victimes mais sur l'humanité qui ne sait partager. Un pauvre bien entendu doit être responsable de son état sinon c'est son existence même qui vilipende la sacro sainte société consumériste.
Saine et juste colère contre ce préjugé hélas trop répandu. Les pauvres ne sont pas responsables de leur état et nous, citoyens lambda, non plus. On ne revendique pas tout de la société (pour moi la société c'est les édiles, les dirigeants, les plus que nantis...) mais on exige les devoirs et les responsabilités qu'ils doivent exercer envers nous, envers les défavorisés. Pour les plus démunis c'est même de la non assistance à personnes en danger.
 
Un poème réaliste, fort et sensible ! Un écrit lucide qui montre bien, à travers son style très direct, ses vers courts, combien la vie peut être crue, cruelle même. Un parcours du combattant où nous est donnée à voir la déshumanisation de la société et de l'être humain surtout.
 
une pensée pour ton René et pour tout les René de la terre, car des bancs dans notre sinistre société il y en a de moins en moins pour les René et les amoureux ;)
 
Un poème réaliste, fort et sensible ! Un écrit lucide qui montre bien, à travers son style très direct, ses vers courts, combien la vie peut être crue, cruelle même. Un parcours du combattant où nous est donnée à voir la déshumanisation de la société et de l'être humain surtout.
une pensée pour ton René et pour tout les René de la terre, car des bancs dans notre sinistre société il y en a de moins en moins pour les René et les amoureux ;)
Il y a ceux qui vivent à l'envers du monde par douleur, pauvreté, parfois par choix .Il y a ces gens dans la rue dont on aurait à apprendre si on prenait le temps de se parler. Poésie qui me touche.
Fort émouvant...ce poème m'a touché tant par sa forme que son fond...bouleversant mais hélas si vrai
Merci pour vos commentaires dont chacun d'eux a révélé combien ce problème vous touche. Et surtout me conforte dans mes espoirs qu'un jour sans doute on devra bien faire quelque chose pour endiguer ce fléau. Même si ce n'est sans doute pas moi qui le verrai. J'ai confiance envers les nouvelles générations. Bonne soirée amitié Vik
 
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