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suite de vous a moi

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion harmonie
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harmonie

Nouveau poète
Dans « la Grande Pièce », existait une poutre, je dis bien « existait » car dans mon esprit d’enfant , elle me semblait bien vivante , plus particulièrement obsédante, car sa naissance dans le mur s’auréolait d’un trou noir, comme le regard sombre d’un œil hostile. J’appréhendais de voir surgir je ne sais quoi de ce trou ! Il me faisait peur autant qu’il me fascinait .Le soir lorsque la pénombre envahissait la pièce, Je restais là, le regard figé sur cette bouche ténébreuse, muette… Il me semblait que rien n’en sortirait aussi longtemps que je focaliserais mon attention sur cette ouverture. Ceci, le temps que ma mère revienne de la pièce adjacente, en compagnie de ce monsieur en paletot, la tête abritée sous une casquette grise. Ce monsieur qui, régulièrement, rendait visite à ma mère. Sitôt arrivé, ils se renfermaient dans la cuisine en me précisant de ne pas faire de bêtise, d’être sage,que j’étais un grand garçon. .Quand il sortait , il me gratifiait d’une caresse sur la tête avant de s’en aller. .Un soir, il me donna une voiture miniature qui grâce à une clef sur le côté devenait mobile. A mon grand désespoir elle se coinçait sous le buffet .Je soupçonne cet homme d’être mon père bien que nul ne m’en ait jamais parlé .Je me souviens que parfois , il entrait en paradant , sortant un oiseau de sa gibecière qu’il posait fièrement sur la table. J’éprouvais presque autant d’admiration pour le plumage bariolé du volatile que de répulsion pour sa raideur , synonyme de mort. Cette table encerclée de quelques chaises,occupait seule le centre de « la Grande Pièce ». Quant au buffet,il était le seul mobilier dans lequel ma mère rangeait les ustensiles de cuisine. Il se composait de deux éléments superposés., la partie supérieure se fermait par deux portes vitrées, agrémentées de dessins représentant des nuages blancs. La partie inférieure était équipée, elle aussi, de deux portes, mais pleines d’où ma mère sortait une bouteille de cassis pour en offrir à ce monsieur, qui, régulièrement, de par sa venue m’obligeait a affronter ce satané trou. Enfin, pour
 
alors on va attendre la suite ( sourire)
bisous
 
.........et je poursuis avec le même sentiment...une belle narration, un moment de sérénité....à lire
chriss
 
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