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Steve McQueen revisité (1930-1980)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Filiatus
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Filiatus

Maître Poète
C'est en regardant "Guet-apens"
Un vieux film de soixante-douze
Un polare, noir et violent
Avec Ali, sa jeune épouse

Que je me suis dit : "Pourquoi pas
Raconter l'histoire de Steve
Les bi-os "from America"
Rarement autant me motivent"

Né Terence Stephen McQueen
À Beach Grove, dans l'Indiana
Son père officier de Marine
S'est tué il y a quelques mois

Sa mère aussitôt l'abandonne
Chez un parent du Missouri
Le bien nommé Claude Thomson
Durant douze années de sa vie

Quand sa mère le récupère
Pour l'emmener sur la côte Ouest
Le gamin se met en colère
Et se conduit comme une peste

Adolescent incontrôlable
On le voit avec la racaille
Puis il devient plus raisonnable
Et se trouve enfin un travail

À vingt-deux ans il étudie
À l'école HB Studio
Où il apprend la comédie
[Ce qu'il fait depuis le berceau]

Après quelques mois et semaines
Il débute dans une pièce
Appelée "A Hatful of Rain"
Où ses dons tiennent ses promesses

À vingt-six ans il se marie
Avec un joli mannequin
Née aux confins fonds de l'Asie
Mais qui parle l'américain

Le couple s'installe à Vegas
Là, Steve joue un simple flic
Mais dans un rôle si fugace
Qu'il est absent du générique

Un jour il n'est plus anonyme
Il est même acteur principal
Quand il devient chasseur de primes
Dans le rôle de Josh Randall

Cette série télévisée
Connaît un succès planétaire
Tous les enfants à la récré
Miment l'homme à la Winchester

À la fin des années cinquante
Il joue dans "La Proie des vautours"
Et puis en mil neuf cent-soixante
Il tourne avec quelques poids lourds :

Brynner, Coburn, Wallach, Bronson
Dans le film "Les Sept Mercenaires"
Puis le premier rôle on lui donne
Dans "L'Homme qui aimait la guerre"

Dans le film "La Grande Évasion"
Steve, fou d'engins à moteur
Fait une chouette suggestion :
S'évader en cyclomoteurs

Après cet immense succès
Quelques médiocres films s'ensuivent
Les fans sont quelque peu inquiets
Mais ce n'est pas connaître Steve

Il incarne un joueur de poker
Dans "Le Kid de Cincinnati"
Avec Shooter, son manager
Il triche dans tout le pays

Puis il tourne un film historique
"La Canonnière du Yang-Tsé"
Que la presse dithyrambique
Aux Oscars tient à nominer

"L'affaire Thomas Crown" lui donne
Une aura internationale
Mais de plus en plus il s'adonne
Aux dangereuses fleurs du mal

Son amour de l'automobile
L'incite à jouer à quarante ans
Un rôle sportif et viril
Où il campe un as du volant

Malheureusement le film plonge
Et La boîte de Steve aussi
Mais malgré le mal qui le ronge
Il s'en sort sans trop de soucis

Peu après, deux films il enchaîne
L'un, où il fait du rodéo
L'autre, que j'ai vu en semaine
Et dont je parle un peu plus haut

On le voit campant un forçat
Aux cotés de Dustin Hoffman
Puis dans une tour qui flamboie
En présence de Paul Newman

Ensuite son image change
Il a la barbe, il prend du poids
L'alcool et la poussière d'ange
N'y sont pas étranger, je crois

En mil neuf cent soixante-seize
Il tourne un film noir et austère
C'est là qu'il apprend mal à l'aise
Qu'il est rongé par un cancer

Il reste trois ans sans tourner
Refusant divers scénarios
Avant de produire un navet
Et retourner à ses studios

Sujet à une toux chronique
Steve stoppe la cigarette
Et malgré les antibiotiques
La maladie point ne s'arrête

Les médecins en Amérique
Pour Steve ne peuvent plus rien
Alors il part pour le Mexique
Chez un étrange praticien

Ce guérisseur lui préconise
Une cure de caféine
Des shampoings de queues de cerises
Et des prises d'amygdaline

Au bout de trois mois de régime
Deux kilos pèse la tumeur
On tente une ablation ultime
Mais sur le billard Steve meurt
 
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