Tyrael
Nouveau poète
Spleen
Ce soir est obscur, dame blanche dort au cœur des étoiles,
Le temps est trop dur, pour un charnel que l’esprit voile,
Les yeux vers le sol, d’un fardeau lourd pour ses épaules,
Son âme en geôle, son cœur aussi vide que les pôles.
Deux ans se sont écoulés, il ne peut oublier,
Ses « je t’aime » et ses baisers, son espoir poignardé,
Que c’était-il donc passé, les amants ont cessés,
Presque deux songes étrangers, je ne cesse de pleurer.
Les feuilles volent sur la brise, morose comme mon esprit,
J’envie une dernière bise, gouter à ce rêve enfuit,
Le feu se meurt depuis, sans pause m’éloigne de la vie,
Le temps mon ennemi, me tue m’empêche de survivre.
J’aimerais cesser mes larmes, sourire une ultime fois,
Simplement baisser les armes, l’effleurer de mes doigts,
Vivre un instant du passé, une seule fois l’enlacer,
Ma toute dernière volonté, pour enfin m’allonger.
Le vent est gelé, et les arbres se sont dénudés,
Il dort pour l’été, hibernant pour mieux se lever,
Vais-je me réveiller ? Ou suis-je toujours prisonnier ?
A moi va-t-elle penser ? Si sans fin je périssais ?