• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Souveraine amante éprise d'infini

rivière

Maître Poète
Souveraine amante éprise d’infini

Les vaisseaux d’ailes des oiselles griffent les ciels d’azur
ruisselant de clarté, les roses et les amarantes tanguent sous
le souffle, tandis que j’erre le long de l’Anille, sac à main sur l’épaule,
souveraine amante éprise d’infini.

J’attends la Femme qui saura calmer ma soif de luxure,
et le désir du baiser, ô ma Sirène, viens en ma borde,
en mon gynécée, j’ai tant besoin de toi, j’ai si si envie de toi,
la brise furtive soulève par à-coups ma longue chevelure d’ébène,

et ma robe courte transparente de satin,
mais peu me chaut ces détails, je te veux ma belle inconnue.
Ma Vénérée est partie un jour de mai, pareil à celui-ci,
je l’ai pleurée, je hume encore à tout instant

dans notre armoire, ses porte-jarretelles, et depuis lors,
je recherche la Femme qui saura égaler
sa beauté, sa sensualité, et sa tendresse,
cependant, les années s’effeuillent lentement,

et je pleure en ma chambre nuptiale, je t’attends, je te veux.
Je me promène aujourd’hui
parmi les bocages et les forêts du Maine, soudain,
je ne tiens plus d’attendre, je vais au centre d’un clairière,

je pose à terre mes vêtements, je garde mes bas de soie,
et mes escarpins, puis face aux beffrois des mousses,
face la brûlure du Soleil, je sors de mon sac à main
un godemiché que tu as béni,

je le mouille avec ma salive, et je l’enfonce en moi
de ma rivière d’amour jusqu’à la grotte de mon utérus,
je recommence mille fois mes gestes si doux,
ma Chair part à la dérive,

je ne suis plus que gémissements, et mélopée de Grâce,
soudain, je crie de Jouissance, le nectar de ma sève sourd,
je le lape avant de recommencer.
Je t’attends,

ô ma Divine, je sais que je te rencontrerai bientôt,
je te posséderai alors, et je deviendrai ta Suzeraine
pour l’éternité,
ô ma Dame de douceur !

Sophie Rivière
 
Dernière édition:
Retour
Haut