rivière
Maître Poète
Souvenons-nous encore de notre aïeule
Ma Douce,
souvenons-nous encore
de notre aïeule
qui brodait de ses doigts habiles
près de sa croisée,
le bruissement de l’aurore,
et
l’âme libre des oiseaux,
au rythme des saisons du Loir.
Elle nous contait son enfance,
les campagnes sanglées de clairs ruisseaux,
les fleurs naviguant
dans
la lueur des boqueteaux,
la liqueur d’or des blés
dans
l’
azur des échos.
Aujourd’hui,
sa mémoire et sa douceur palpitent
parmi les rives désolées de nos âmes.
Ô ma cousine, ô mon Aimée
aux
paupières de fougère,
combien de fois
n’avons-nous pas pleuré à
l’évocation de ses preuves d’amour ?
Sachons lui rendre hommage,
jouissons
des bourgeons d’ivresse.
Les carillons de l’église
fredonnent déjà
le miel de notre passion, et
le charme de nos baisers
dans
la liberté des bocages,
au loin,
les champs célèbrent
l’empreinte de nos robes,
bientôt retentiront
nos serments de fidélité
sur l’autel de beauté devant Dieu et les Femmes !
Sophie 839
Ma Douce,
souvenons-nous encore
de notre aïeule
qui brodait de ses doigts habiles
près de sa croisée,
le bruissement de l’aurore,
et
l’âme libre des oiseaux,
au rythme des saisons du Loir.
Elle nous contait son enfance,
les campagnes sanglées de clairs ruisseaux,
les fleurs naviguant
dans
la lueur des boqueteaux,
la liqueur d’or des blés
dans
l’
azur des échos.
Aujourd’hui,
sa mémoire et sa douceur palpitent
parmi les rives désolées de nos âmes.
Ô ma cousine, ô mon Aimée
aux
paupières de fougère,
combien de fois
n’avons-nous pas pleuré à
l’évocation de ses preuves d’amour ?
Sachons lui rendre hommage,
jouissons
des bourgeons d’ivresse.
Les carillons de l’église
fredonnent déjà
le miel de notre passion, et
le charme de nos baisers
dans
la liberté des bocages,
au loin,
les champs célèbrent
l’empreinte de nos robes,
bientôt retentiront
nos serments de fidélité
sur l’autel de beauté devant Dieu et les Femmes !
Sophie 839