• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Souvenirs d'enfance : hommage à ma terre

charlieptiote

Nouveau poète
Plus qu'un poème, ceci est une narration...


En lisant les flots de vos récits, poètes, vous avez fait ressurgir des pans de mon enfance,
Des ressentis agréables qu'il y avait bien longtemps que je n'avais pas eu,
Des parfums, des sourires, des rires ont fait place aux nombreuses souffrances.

Je suis née d'une génération à cheval entre deux mondes,
Je me souviens des odeurs de l'encre et de la colle en bâton,
De la craie qui grince sur le tableau noir, des chants, des frondes.
Mon année de c.p fût, heureusement ou malheureusement la dernière à utiliser
La plume; les stylos à bille, peu à peu les détronnèrent, fini les pâtés!
Je me souviens des crampons de mon grand-père pour aller à l'école
Dans la neige ou sur la glace, dans ce grand est où, souvent, l'hiver, le baromètre s'affole.

Je me souviens des dimanches où mon père préparait le pot au feu,
Venait me chercher, tard le soir, pour y goûter le premier bouillon, heureux,
De ces printemps où je l'accompagnais au jardin de grand-mère,
Préparer les semis ou tuer une poule, ou un pigeon, moi, si fière,
Des parfums des sous-bois, la cueillette des trompettes, toujours avec "le père",
Des câlins, des mots doux, au coucher, de la patience de ma mère,
Des tartines de nutella, de la fête forraine le premier dimanche de septembre,
Des kouglofs, les cheveux blancs de ma grand-mère et ses mains, si tendres.

Certains se moquent, lorsque je leur raconte qu'il n'y avait pas la télé, le soir,
Que le rond ORTF venait annoncer la fin des programmes,
Et que, longtemps, il fallut se contenter à l'écran cathodique, de blanc et de noir.

Petite ville de campagne, y faire ses courses, c'était prendre son panier et son vélo
Pour les petits commerces de proximité ou pour le marché.
Les grandes surfaces, on n'en n'avait jamais entendu parler,
Fallait aller au jardin ou au Ravi pour remplir le frigo.

Et puis je me souviens des sorties d'usine, où toutes les langues se mélaient,
Au parfum des femmes en blouse, leur casse-croûte à la main, le coton dans les cheveux,
Elles parlaient si fort, l'audition altérée par le bruit incessant des métiers à tisser.

Je viens d'un de ces pays dur, rude et vallonné,
Où les gens parraissent froid, mais cachent pudiquement leur sourire,
J'y ai lu "la saison des loups", entendu parler de la Vouivre,
Les soirs où les veillées en famille voulaient encore dire quelque chose,
J'y ai appris les contes, à être franche et la Comté,
La bonne chaire, l'amour des gens, de ma terre et de la prose.

On y sent, tout près, les Vosges, et parfois,
L'été, au loin, les Alpes on apperçoit.
Le lion est toujours là, majestueux, qui veille, cher à mon grand-père.
Encastré non loin de là, deux pays aux forts accents qui déteignent sur notre terre,
Je t'aime, berceau de ma vie, même si parfois je t'ai haï,
Voulu souvent te fuir, et regarde moi, je suis toujours là aujourd'hui,
A t'écrire, à te orner de ces mots que tu m'as appris.

Ici, plus qu'ailleurs, les guerres ont marquées les esprits,
Laissées des traces matérielles tombées dans l'oubli,
Mais pas encore celles de l'âme de nos vieux;
Combien de fois a t'on pu me raconter
En quatorze les premiers avions, en quarante quatre les alliés,
Les privations, la peur, les sirènes, les tickets...

Tu m'as fait, moi, ce que je suis,
Tu as fait mon fils, ma fille,
De toi, je suis fière,
Je t'aime, ma terre
 
nostalgie, des belles images, la vraie vie avec son rytme.
bravo
bisous
isa
 
merveilleux souvenirs;d'un album d'images
magnifique et je vote
papi...........................guy
bisous
 
emotions garanties, j''en ai les frissons tes ecrits ont faits ressurgir en moi des images de mon enfance, larmes aux yeux assurés ! superbes ecrits, jadore et je vote sans hesiter
 
Oh magnifique!!!!J'adore ce voyage dans le temps et sur ta terre. C'est superbement écrit et décrit avec une immense sensibilité! c'est comme si je partais avec toi dans le passé de ton enfance avec toutes les sensations que tu décris.
Magique enfance, magique terre. Un vrai régal pour les yeux et l'âme ton poème.Ca me donne une idée de concours: parler de vos racines...Qu'est-ce que tu en penses? Je crois que tu pourrais sans problème remporter la palme! Je crois que je vais t'imiter et parler de ma terre d'adoption....
Sublime poèsie que j'ai adoré!!!
bisous.
 
Retour
Haut