Obarry
Grand poète
Sous le pont de Paris
Le soir, quand les rues se vident,
L’atmosphère s’alourdit
et devient Fraîche et humide,
Je reprends le chemin de mon taudis
Sous le pont de Paris.
Une baguette de pain,
Un saucisson et un camembert,
une boite de cassoulet fin,
Relevé d’un piquant oignon vert
Et d’un mégot à demi éteint.
Mon repas fort copieux
Que je ramène dans le petit carton,
Ma part de ce monde envieux
Que le ciel m’a fait don,
Je suis satisfait et j’en ai ma raison.
Ce soir je serai fort content,
Je mangerai et boirai à ma faim,
La nuit je dormirai profondément
Jusqu’au petit matin
Pour être plein d’entrain demain.
Libre sans aucun soucis,
Sans sous en poches,
Sous un pont de Paris,
Loin du bruit des cloches,
Les mains vides, sans ébauches.
C’est ma destinée, qui peut la renier,
Conscient et consentant,
A sa lumière je m’en remets,
Qu’il neige, pleut ou fait beau temps,
Je ne suis pas le seul et ne serais pas le dernier.
La nuit venue, je m’enroule aussitôt,
Comme un escargot d’hiver,
A la lumière du reflet de la lune sur l’eau,
Dans mon sac à fermeture éclair,
Qui me servirait un jour pour ma mise en bière.
Au matin, le soleil me sourit
Et me donne de la chaleur,
Et les passants aussi,
D’un bonjour me réchauffent le cœur
Et m’apportent espoir et bonheur.

Par le bruit des rails du train, bercé,
Je me rendors pour une grâce matinée
Et me dis que le monde est beau et serein
Quant on ne possède rien
Et sans aucun attache ni biens.
Bientôt les fêtes seront célébrées
Peut-être qu’un cœur miséricordieux
Penserait à moi et viendrait me chercher
Le temps d’un rêve d’un nécessiteux
Que le lourd joug du temps a courbé.
Obarry -15.12.2015
Le soir, quand les rues se vident,
L’atmosphère s’alourdit
et devient Fraîche et humide,
Je reprends le chemin de mon taudis
Sous le pont de Paris.
Une baguette de pain,
Un saucisson et un camembert,
une boite de cassoulet fin,
Relevé d’un piquant oignon vert
Et d’un mégot à demi éteint.
Mon repas fort copieux
Que je ramène dans le petit carton,
Ma part de ce monde envieux
Que le ciel m’a fait don,
Je suis satisfait et j’en ai ma raison.
Ce soir je serai fort content,
Je mangerai et boirai à ma faim,
La nuit je dormirai profondément
Jusqu’au petit matin
Pour être plein d’entrain demain.
Libre sans aucun soucis,
Sans sous en poches,
Sous un pont de Paris,
Loin du bruit des cloches,
Les mains vides, sans ébauches.
C’est ma destinée, qui peut la renier,
Conscient et consentant,
A sa lumière je m’en remets,
Qu’il neige, pleut ou fait beau temps,
Je ne suis pas le seul et ne serais pas le dernier.
La nuit venue, je m’enroule aussitôt,
Comme un escargot d’hiver,
A la lumière du reflet de la lune sur l’eau,
Dans mon sac à fermeture éclair,
Qui me servirait un jour pour ma mise en bière.
Au matin, le soleil me sourit
Et me donne de la chaleur,
Et les passants aussi,
D’un bonjour me réchauffent le cœur
Et m’apportent espoir et bonheur.

Par le bruit des rails du train, bercé,
Je me rendors pour une grâce matinée
Et me dis que le monde est beau et serein
Quant on ne possède rien
Et sans aucun attache ni biens.
Bientôt les fêtes seront célébrées
Peut-être qu’un cœur miséricordieux
Penserait à moi et viendrait me chercher
Le temps d’un rêve d’un nécessiteux
Que le lourd joug du temps a courbé.
Obarry -15.12.2015