Sonnet Au bout de la nuit noire, bruit de l'onde des flots Une étoile s'illumine, douce soeur de Sylphide Un chant silencieux, un chant tout en écho M'emporte loin du monde, loin des pensées perfides. Un jour entendras-tu, peut être au gré du vent Ma voix qui t'interpelle, venant du haut du ciel Contre cette inique distance nous séparant Qui répète ton nom, ferveur sempiternelle. Nous nous échangerions, dans les jardins d'ether Mille et une caresses, mille et un longs baisers Que couve chastement le murmure de la mer. Le temps se carapace sous ses viles ardeurs Le temps ne compte plus, les clepsydres sont vides Je me suis arrêtée à l'ombre de ton coeur.