Rêveurlunaire
Maître Poète
Son éveil.
Avec peine l'aurore s'essouffle
Et toi, dont le rêve à peine clos
S'évade vers le neuf jour éclos,
Te réveilles sous ce tendre souffle ;
Frêle amante lasse tu ressembles
Au soleil qui vers les océans
Chavire au crépuscule céans
Sur la rose mer qu'ici tu sembles ;
Aussi lentement que sous la glume
La fleur s'éveille dans son berceau,
S'étire ton corps comme un cerceau
De pétales sous un vent de plume ;
Sous les étoffes d'or enivrées
Du ciel tu tends galante tes bras
Et tes doigts soyeux effleurent ras
Du jour toutes les douceurs livrées ;
Voluptueuse et silencieuse
Tu descends du palier de l'azur
Comme les blés mûrs d'un vifazur
Poussent sous l'aiguail licencieuse ;
Puis tu regardes fleurir tes rêves
Aux lèvres vermeilles de la nuit
Te préparant un autre minuit
Sur le lin des plus lointaines grèves ;
Te levant, de tendresse bel ange
Tu frôles ma main et je souris
Tu te penches vers le jour tu ris
Et moi je cueille ton souffle archange ;
Que faudrait-il pour avoir ma rose
La beauté de ton sublime éveil
À décrire devant le réveil
De la fleur d'une plume d'aurose...
Daniel Beau le poète rêveur
15 février 2017
Inknotpad
Google Chrome
19:15
En ennéasyllabe
Avec peine l'aurore s'essouffle
Et toi, dont le rêve à peine clos
S'évade vers le neuf jour éclos,
Te réveilles sous ce tendre souffle ;
Frêle amante lasse tu ressembles
Au soleil qui vers les océans
Chavire au crépuscule céans
Sur la rose mer qu'ici tu sembles ;
Aussi lentement que sous la glume
La fleur s'éveille dans son berceau,
S'étire ton corps comme un cerceau
De pétales sous un vent de plume ;
Sous les étoffes d'or enivrées
Du ciel tu tends galante tes bras
Et tes doigts soyeux effleurent ras
Du jour toutes les douceurs livrées ;
Voluptueuse et silencieuse
Tu descends du palier de l'azur
Comme les blés mûrs d'un vifazur
Poussent sous l'aiguail licencieuse ;
Puis tu regardes fleurir tes rêves
Aux lèvres vermeilles de la nuit
Te préparant un autre minuit
Sur le lin des plus lointaines grèves ;
Te levant, de tendresse bel ange
Tu frôles ma main et je souris
Tu te penches vers le jour tu ris
Et moi je cueille ton souffle archange ;
Que faudrait-il pour avoir ma rose
La beauté de ton sublime éveil
À décrire devant le réveil
De la fleur d'une plume d'aurose...
Daniel Beau le poète rêveur
15 février 2017
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19:15
En ennéasyllabe


