Air sec et chaud qui gifle la peau,
Gommage éventé sur les rives de sable.
Tu fais fondre là-haut l’ouvrier au fardeau,
Mais offres au marin un plaisir admirable.
Tu donnes la banane au sportif de l’azur,
Et un air de liberté aux rebelles à deux roues,
Tandis que tu signes, sous le ciel de safran pur,
L’abandon des nids d’amour pour courir partout.
Tu fais baver d’envie les derniers acharnés,
Retardataires insolents, esclaves du labeur,
Qui fuient la foule profane de ton culte sacré,
Rêvant dans leur bureau sous une douce bise au beurre,
De farniente en toute intimité,
Loin de tes enfants turbulents.
Ô saison estivale ! Soigne leurs rêves brûlants,
Pigmente l’attente de tes pauvres amants,
Fais que cette escale soit plus enivrante,
Et taquine leurs nerfs de tes paluches de flamme.
Je compte sur ton enfer pour dévorer leur âme…
Qu’ils brisent enfin leurs chaînes de fer,
Et que dociles, ils suivent le chemin de croix,
Vers mes grands bras bleus si frais, sous l’éther,
Où je guérirai leurs têtes de bois.
Gommage éventé sur les rives de sable.
Tu fais fondre là-haut l’ouvrier au fardeau,
Mais offres au marin un plaisir admirable.
Tu donnes la banane au sportif de l’azur,
Et un air de liberté aux rebelles à deux roues,
Tandis que tu signes, sous le ciel de safran pur,
L’abandon des nids d’amour pour courir partout.
Tu fais baver d’envie les derniers acharnés,
Retardataires insolents, esclaves du labeur,
Qui fuient la foule profane de ton culte sacré,
Rêvant dans leur bureau sous une douce bise au beurre,
De farniente en toute intimité,
Loin de tes enfants turbulents.
Ô saison estivale ! Soigne leurs rêves brûlants,
Pigmente l’attente de tes pauvres amants,
Fais que cette escale soit plus enivrante,
Et taquine leurs nerfs de tes paluches de flamme.
Je compte sur ton enfer pour dévorer leur âme…
Qu’ils brisent enfin leurs chaînes de fer,
Et que dociles, ils suivent le chemin de croix,
Vers mes grands bras bleus si frais, sous l’éther,
Où je guérirai leurs têtes de bois.
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