Solitaire...
Au loin, s'esquisse les contours d'une silhouette
Se promenant sous les ombrelles d' arbres roux...
La pluie a magnifié cette forêt, et son courroux
Rafraîchit les ramures chargées de gouttelettes...
Seule, au monde des feuilles teintées d'or carminé,
Elle découvre cette belle matinée resplendissante.
Les rais de l' astre s'étirent sur les érables éplorés,
A l'approche imminente de cette saison mourante...
Tels des trésors venus du ciel, des étoiles écarlates
Dansent leurs valses, volutes éclatantes de beauté.
L'ombre se confond dans ce joli tableau d'acrobates
Qui sur le fil du vent exécutent une spirale endiablée...
Elle découvre aux miroirs des flaques ensanglantées,
Son reflet solitaire investit d'une immense mélancolie,
Une âme regrettant une douce et folle aventure d'été,
La saison d'or, comme elle, d'une année s'est enrichit...
La silhouette s'est évaporée tel un spectre automnal,
Un soupçon de vie qui s'étire sur les tapis princiers,
De cette nature attendant lentement son dernier bal...
L'automne s'apprête, les beaux jours il va sacrifier...
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