On n'est pas sérieux, quand on a soixante ans.
- Un beau soir, foin de drogue et de tisane fade,
De la chambre aux odeurs de vieux orviétans !
- On va sous les tilleuls du parc en promenade.
Les tilleuls sentent bon, fermer les yeux enfin !
L'air est doux : l'on s'assoit sur un long banc de pierre.
On irait bien en ville - elle n'est pas si loin,-
Entrer dans un café, commander une bière...
Voilà qu'on aperçoit dans une allée, au fond,
Une jeune infirmière accorte en blouse blanche.
Puis elle est devant vous, et baissant son front blond
Demande votre nom, sa main sur votre manche.
Et comme elle vous trouve un peu l'air maladif
Elle vous prend le bras - ce n'est là que routine -
Pour vous raccompagner. Ô le retour tardif !
Vous mettrez dès demain parfum et brillantine.
- Ce soir-là..., - dans la chambre (odeursd'orviétans !),
Vous demandez la drogue ou la tisane fade...
- On n'est pas sérieux, quand on a soixante ans
Et qu'on a des tilleuls, un parc, la promenade.
- Un beau soir, foin de drogue et de tisane fade,
De la chambre aux odeurs de vieux orviétans !
- On va sous les tilleuls du parc en promenade.
Les tilleuls sentent bon, fermer les yeux enfin !
L'air est doux : l'on s'assoit sur un long banc de pierre.
On irait bien en ville - elle n'est pas si loin,-
Entrer dans un café, commander une bière...
Voilà qu'on aperçoit dans une allée, au fond,
Une jeune infirmière accorte en blouse blanche.
Puis elle est devant vous, et baissant son front blond
Demande votre nom, sa main sur votre manche.
Et comme elle vous trouve un peu l'air maladif
Elle vous prend le bras - ce n'est là que routine -
Pour vous raccompagner. Ô le retour tardif !
Vous mettrez dès demain parfum et brillantine.
- Ce soir-là..., - dans la chambre (odeursd'orviétans !),
Vous demandez la drogue ou la tisane fade...
- On n'est pas sérieux, quand on a soixante ans
Et qu'on a des tilleuls, un parc, la promenade.