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Slam - Cafés et Bars

TheFantasier

Nouveau poète
Ça s’appelait café des sports

Et j’y retournerai encore

Voir le troupeau de franchouillards

La masse de poivrots gueulards

Qui meuglent soudain comme des bœufs

A chaque but manqué des bleus.

Ils se nourrissent de cacahuètes

Bien plus de cheveux dans la tête

Que sur leurs crânes dégarnis

Aussi brillants que leur connerie.

Ils donnent leur fric au PMU

Mais pas aux clodos dans les rues,

Ils ont des femmes et des enfants

Mais passent leur temps devant l’écran

A regarder des cons courir

Pour le plaisir de concourir.



Ça s’appelait café l’Amour

Et j’y retournerai un jour

Pour voir les mielleux et les mièvres

Glisser leurs langues entre leurs lèvres,

Baver des mots doux et coulants

A en dégoûter les passants.

Et j’y verrai tous les dragueurs

Ceux qui se fichent de l’âme sœur

Ces Barney Stinson en costard

Ecumant les cafés, les bars

A la recherche d’un coup d’un soir

A ramener dans leur plumard !

Et puis y’a celles qui restent là

Qu’attendent un mec qui viendra pas

Dont l’espoir est toujours déçu

Parce que, les pauvres, ont un gros cul.



On l’appelait café du coin

Et j’y retournerai demain

Voir tous les vieux un peu rougeauds

Passer leur retraite au bistro.

Pendant qu’leur femme est à la messe

Ils calent leurs immenses fesses

Sur les tabourets d’un p’tit bouge

Pour s’enfiler du bon gros rouge.

Ils ont plus le foie que la foi

Et la cirrhose leur tend les bras.

Mais y’a aussi des étudiants

Qui arrivent au soleil couchant

Just’ pour se mettre la gueule en vrac

Et pour finir la tête dans l’sac !

Entre être jeune et la vieillesse

Le truc qui change, c’est l’heure d’ivresse.



On l’appelait le Joset ‘Bar

Et j’y retournerai ce soir

Slamer ce texte un peu bancal

Devant un public pas banal.

Déclamer de la poésie

Et dépeindre un morceau de vie

Poème aux cafés et comptoirs

Ode à Josette et à son bar !

Oui ça s’appelle le Joset ‘Bar

Et je lève mon verre aux briscards

Qui ne sont pas là que pour boire

Mais aussi pour les joies de l’art !

Une foule de gens un peu bizarres

Qui ne s’éveillent que tard le soir

Et n’ont jamais cessé de croire

Qu’on pouvait déclamer l’espoir.
 
Poème avec beaucoup d'humour mais très réaliste, j'aime bien ...
 
trés touchant ,,,,si vrai,,,poétiquement dit,,,je me permets de dire encore une fois ,,oui ,,quel talent ,,,le lion est la ,,mais point las
((entre etre jeune et la vieillesse,le truc qui changec' est l'heure d'ivresse )))
merci de ce plaisir
bon je vais pas trop écrire il y aura trop de
phote,sourire lola bisous
 
"Entre être jeune et la vieillesse
Le truc qui change, c’est l’heure d’ivresse."
Ca vaut de l'or.
Par contre je suis d'avis qu'il faut laisser le slam au hip hop
 
Un style que j'ai fort apprécié, je découvre, un peu tard, une plume virevoltante teintée de justesse et cinglant de vérité. Merci pour cet écrit.
 
J'ai moi aussi un "joset'bar" avec son lot de souvenirs ! tu m'y as ramenée ! beaucoup d'humour et de maîtrise des mots !
bravo Anaël !
Amitiés
 
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