tieram
Maître Poète
Signes printaniers
On cueille par amour la belle pâquerette
Qui sommeille en hiver si frêle et si muette
Car Éole s’éprend d’une douce beauté,
Comme ce bouton d’or dont se pare une muse
Le printemps se déploie en son hymne qui fuse
On voit le mimosa gentiment ballotté.
Puis voilà qu’on espère une douce journée
Alors, on se promène à frôler une fleur
Qui renaît le matin et grandit de bonheur,
Car les fruits que l’on sème ont une essence innée.
J’ai grand froid aujourd’hui ma mémoire est fugace,
Le ciel est glacial, le monde est ralenti,
On résiste et pourtant au foyer retenti,
La chaleur d’un bon feu ce répit me délasse…
Maria-Dolores




