isa90
Maître Poète
Si fragile, recroquevillée entre ses draps blancs
Le goutte à goutte à son bras, égraine les secondes machinalement
Derrière ses paupières closes, bientôt va s’arrêter le temps
Pour la vieille dame usée par le poids des ans.
Ses yeux bleus si clairs ne captent plus la lumière
Son sourire éphémère se teinte d’une douceur amère
Des heures et des heures interminables, immobile dans son lit
Sous un calme oppressant qui nourrit ses nuits.
Si impuissant dans son fauteuil roulant, les muscles affaiblis
L’âge a lentement creusé des sillons sur son visage amaigri
Derrière ses paupières closes, il ne fait qu’oublier
Le vieux monsieur que la maladie a quasiment tout effacé.
Ses yeux bleus si clairs craignent la lumière
Son sourire craintif se teinte d’une cruelle colère
Des heures et des heures interminables, agité, dans son lit
A essayer de retrouver cette mémoire qui peu à peu, s’enfuit.
Tous les jours pendant de longs mois
Ils se rencontraient pour la première fois
Aujourd’hui silencieuse, cette belle au bois dormant
Attend qu’arrive ce tardif prince charmant.
A travers les barreaux de ce lit médicalisé
Il a pris sa main dans la sienne pour la rassurer
Sereinement, avec gentillesse, il lui a dit
Des mots qu’elle seule, a compris.
Leurs yeux bleus si clairs étincelèrent de la même lumière
Leurs sourires complices, tendrement se trouvèrent
Quelques secondes, il eurent à nouveau seize ans et pourtant
La réalité a repris ses droits fatalement.
Si fragile, recroquevillée entre ses draps froissés
Le goutte à goutte à son bras ne pourra rien éviter
Derrière ses paupières closes, avec l’espoir de le revoir demain
La vieille dame apaisée, discrètement s’éteint.
Isabelle
Le goutte à goutte à son bras, égraine les secondes machinalement
Derrière ses paupières closes, bientôt va s’arrêter le temps
Pour la vieille dame usée par le poids des ans.
Ses yeux bleus si clairs ne captent plus la lumière
Son sourire éphémère se teinte d’une douceur amère
Des heures et des heures interminables, immobile dans son lit
Sous un calme oppressant qui nourrit ses nuits.
Si impuissant dans son fauteuil roulant, les muscles affaiblis
L’âge a lentement creusé des sillons sur son visage amaigri
Derrière ses paupières closes, il ne fait qu’oublier
Le vieux monsieur que la maladie a quasiment tout effacé.
Ses yeux bleus si clairs craignent la lumière
Son sourire craintif se teinte d’une cruelle colère
Des heures et des heures interminables, agité, dans son lit
A essayer de retrouver cette mémoire qui peu à peu, s’enfuit.
Tous les jours pendant de longs mois
Ils se rencontraient pour la première fois
Aujourd’hui silencieuse, cette belle au bois dormant
Attend qu’arrive ce tardif prince charmant.
A travers les barreaux de ce lit médicalisé
Il a pris sa main dans la sienne pour la rassurer
Sereinement, avec gentillesse, il lui a dit
Des mots qu’elle seule, a compris.
Leurs yeux bleus si clairs étincelèrent de la même lumière
Leurs sourires complices, tendrement se trouvèrent
Quelques secondes, il eurent à nouveau seize ans et pourtant
La réalité a repris ses droits fatalement.
Si fragile, recroquevillée entre ses draps froissés
Le goutte à goutte à son bras ne pourra rien éviter
Derrière ses paupières closes, avec l’espoir de le revoir demain
La vieille dame apaisée, discrètement s’éteint.
Isabelle