Philaly
Maître Poète
SEUL, ON N’EST RIEN ...

Une scie égoïne, à l’air fort méprisant
Allait et venait, narguait le marteau
En se targuant d’être pour l’artisan
Le meilleur outillage posé sur le tréteau
Regarde, je coupe tout le bois moi-même
Ne suis-je pas l’objet le plus performant
Hurlait-elle, lui martelant sur le système
Le front baissé, il l’écoutait humblement
Vrai, toute la journée je ne fais que viser
Sur la tête plate de ce pauvre malheureux
Pour enfoncer le clou, je me dois de taper
D’ un geste précis et des plus vigoureux
Tout en valsant, le tournevis pensait
Sans trop tarabiscoter devant le rabot
« Je lui tourne juste autour et c'est fait
Je serre la vis, lui colle à la peau »
Mesurant ses propos, la règle sage
Dit au compas qui en connait un rayon
« Moi, je ne fais que guider au passage
Le droit chemin de Monsieur Crayon »
Au bord de l’établi, la clé à molette
A qui il ne manquait pas un boulon
Dans sa cervelle restait très discrète
Par crainte de manquer d’aplomb
Arrive alors le Mètre, le fils Guillaume
Qui aimait réaliser quelques bricoles
Avec son père depuis qu’il était môme
Leur serre la pince, disant ces paroles
« Vous êtes mon équipe, tous à niveau
Chacun parvenant à la cheville d’autrui
Le maître jauge ce qu’un serviteur vaut
Et lui seul l'établit dans sa caisse à outils
Cessez cette querelle qui vous tenaille
Venez tous, une dure journée nous attend
N’ayez pas lame en peine, Allez, au travail !
Sur le chantier, une perceuse mâtant »
PHILALY // FEVRIER 2020
Inspiré de contes et légendes
Leçons de vie

Une scie égoïne, à l’air fort méprisant
Allait et venait, narguait le marteau
En se targuant d’être pour l’artisan
Le meilleur outillage posé sur le tréteau
Regarde, je coupe tout le bois moi-même
Ne suis-je pas l’objet le plus performant
Hurlait-elle, lui martelant sur le système
Le front baissé, il l’écoutait humblement
Vrai, toute la journée je ne fais que viser
Sur la tête plate de ce pauvre malheureux
Pour enfoncer le clou, je me dois de taper
D’ un geste précis et des plus vigoureux
Tout en valsant, le tournevis pensait
Sans trop tarabiscoter devant le rabot
« Je lui tourne juste autour et c'est fait
Je serre la vis, lui colle à la peau »
Mesurant ses propos, la règle sage
Dit au compas qui en connait un rayon
« Moi, je ne fais que guider au passage
Le droit chemin de Monsieur Crayon »
Au bord de l’établi, la clé à molette
A qui il ne manquait pas un boulon
Dans sa cervelle restait très discrète
Par crainte de manquer d’aplomb
Arrive alors le Mètre, le fils Guillaume
Qui aimait réaliser quelques bricoles
Avec son père depuis qu’il était môme
Leur serre la pince, disant ces paroles
« Vous êtes mon équipe, tous à niveau
Chacun parvenant à la cheville d’autrui
Le maître jauge ce qu’un serviteur vaut
Et lui seul l'établit dans sa caisse à outils
Cessez cette querelle qui vous tenaille
Venez tous, une dure journée nous attend
N’ayez pas lame en peine, Allez, au travail !
Sur le chantier, une perceuse mâtant »
PHILALY // FEVRIER 2020
Inspiré de contes et légendes
Leçons de vie