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senteurs de camouflet

Matthale

Webmaster
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Senteurs de camouflet

Une douleur dans le bas-ventre, comme une faim, comme un manque.
Mes idées partent comme un essaim, et je dois dire que ça me flanque.
Le bourdon, d’être ainsi, sans but, sans ruche pour m’abriter, sans écho.
Le pollen de mes mots, dérange les ouvrières, quand au suc de mes maux.

La reine en est écoeurée, et les larves s’en trouvent abîmées, calice d’émoi.
On m’empêche de passer, aiguillon devant mon nez, on sait jamais, des fois.
Que j’outrepasserais les lois, du sanctuaire mielleux, où les spores des fleurs.
Doivent toujours concorder, avec l’humeur royale, cette gelée morte de peur.

N’est que reflet de mensonges, miroirs cassés, mille et une fois, et recollés.
Autant que de morceaux, alors que laborieusement, les abeilles s’épuisées.
Sang bleu quelle ironie, quand on constate les dégâts, et le manque d’ébat.
Tout part de la tête, influant sur le corps, des rayures noires et jaunes, et là.

Montrant le chemin en sueur, et pendant des heures, pas une goutte de nectar.
Les plus petites des courageuses, prennent les commandes avant que le cafard.
N’arrange à sa sauce, avec les araignées, l’habitat ouvrier, de celles qui donnent.
Tant et tant, sans jamais recevoir, ni salaire, ni remerciement, même pas l’aumône.

Et il va falloir que ça dure, après une reine, toujours une autre pour s’accaparer.
Le plaisir de cette puissance, loin d’être auto satisfaisante, car sans les derniers.
Pas de deniers, pas de dévalorisation pour se sentir meilleur, et quand le culte.
Si occulte, qui ausculte les âmes des faibles et délaissés, et cours voir la brute.

Qui se souvient des abeilles ? Qui commencèrent à butiner, alors que la reine.
Sûre de sa stature, statue bercée par les jaillissements des besoins et sa peine.
Qui se souvient du héros qui meurt, après avoir fini son texte, à jamais demeure.
Toi qui aimes les abeilles, tu sais que là où elles ne sont pas, le blé à jamais meure.
 
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