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Sens-tu le lys de tes seins contre les miens

rivière

Maître Poète
Sens-tu le lys de tes seins contre les miens

Je me promène,
le long des quais de Seine,
là où les flèches de Notre-Dame
rejoignent le ciel,

ma robe de soie
volette
parmi les ressacs du printemps,
mon sac à main pend le long de moi,

mes escarpins résonnent
dessus les rides des trottoirs,
et je repense à Toi,
mon Epousée.

Mes bras cherchent
sans cesse ta chair,
et tremblent à ton évocation,
je suis emplie de vice,

sens-tu
le lys de mes seins
contre les tiens,
sens-tu

les braises de mon pertuis
dessus
le col de ton sexe,
ô ma sirène, ô ma Vierge d’amour ?

Viens
humer l’écume de ma sève,
toi que je verrai bientôt,
viens briser la ceinture de mes dessous,

toi ma sœur de luxure,
prends pitié de moi,
satisfais
l’hymne de mes prières,

apaise mes râles,
capture mon Désir,
je t’attends, je t’implore
mon amante, ma Muse.

Quand
tu arriveras,
possède-moi
sur ma couche,

puis
emmène-moi
avec tes baisers prodigieux
jusqu’aux rivages de la Jouissance !

Sophie Rivière
 
"Emplie de vice"... Allons bon... Cela ne vous correspond pas, mais alors, pas du tout. Votre poème est un appel, pas une contrainte.
 
Cher Astrov,

J'ai écrit ce texte alors que j'étais seule, et comme l'envie de revoir mon amante
montait en moi, j'ai employé ce terme. Il faut vivre ces instants pour ressentir
l'intensité, la montée du Désir, au point que cela devient comme une soif que l'on
veut assouvir au plus vite, presque une souffrance.

Vous avez raison quand vous dites que j'ai écrit un appel, c'est un cri.

A bientôt de vous lire.

Amitiés saphiques.

Sophie
 
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