rivière
Maître Poète
Sens-tu le lys de tes seins contre les miens
Je me promène,
le long des quais de Seine,
là où les flèches de Notre-Dame
rejoignent le ciel,
ma robe de soie
volette
parmi les ressacs du printemps,
mon sac à main pend le long de moi,
mes escarpins résonnent
dessus les rides des trottoirs,
et je repense à Toi,
mon Epousée.
Mes bras cherchent
sans cesse ta chair,
et tremblent à ton évocation,
je suis emplie de vice,
sens-tu
le lys de mes seins
contre les tiens,
sens-tu
les braises de mon pertuis
dessus
le col de ton sexe,
ô ma sirène, ô ma Vierge d’amour ?
Viens
humer l’écume de ma sève,
toi que je verrai bientôt,
viens briser la ceinture de mes dessous,
toi ma sœur de luxure,
prends pitié de moi,
satisfais
l’hymne de mes prières,
apaise mes râles,
capture mon Désir,
je t’attends, je t’implore
mon amante, ma Muse.
Quand
tu arriveras,
possède-moi
sur ma couche,
puis
emmène-moi
avec tes baisers prodigieux
jusqu’aux rivages de la Jouissance !
Sophie Rivière
Je me promène,
le long des quais de Seine,
là où les flèches de Notre-Dame
rejoignent le ciel,
ma robe de soie
volette
parmi les ressacs du printemps,
mon sac à main pend le long de moi,
mes escarpins résonnent
dessus les rides des trottoirs,
et je repense à Toi,
mon Epousée.
Mes bras cherchent
sans cesse ta chair,
et tremblent à ton évocation,
je suis emplie de vice,
sens-tu
le lys de mes seins
contre les tiens,
sens-tu
les braises de mon pertuis
dessus
le col de ton sexe,
ô ma sirène, ô ma Vierge d’amour ?
Viens
humer l’écume de ma sève,
toi que je verrai bientôt,
viens briser la ceinture de mes dessous,
toi ma sœur de luxure,
prends pitié de moi,
satisfais
l’hymne de mes prières,
apaise mes râles,
capture mon Désir,
je t’attends, je t’implore
mon amante, ma Muse.
Quand
tu arriveras,
possède-moi
sur ma couche,
puis
emmène-moi
avec tes baisers prodigieux
jusqu’aux rivages de la Jouissance !
Sophie Rivière