Faut il que je sème
tant de maux et de peines
pour voir jaillir
les joies et les rires.
Sur un matelas de souvenirs
la solitude comme synonyme
lourd corps sans avenir,
avec souffrance il rime.
Dans un tiroir, un courrier guérisseur
rompt un instant ce laïus ravageur
est arrivé la moisson des douleurs
dans ce monde sans couleurs.
Corps aphasique,
je suis presque mort
coeur asthénique,
vain sont mes efforts
Plus d'envies, des rideaux de pluies
rendent le sol poreux
tombant dans les catacombes
les vers me dévorent des yeux
riant de cette éphéméride,celle d'une ombre
la fenêtre sur le futur est bien sombre.