kinkin
Maître Poète
Hier, 5h, réveillé, je décide ce beau matin
D'aller inspecter à 6h30 les bois du patelin
Je laisse ma femme qui ronfle comme un train
Je quitte la maison je pars sur les chemins
Tiens Nasser sort de sa maison en colère
Avec une trique à la main, il est vénère
Sur la route, il chasse les chats pépères
Je lui dis bonjour la main je la lui serre
< Ils sont en plein milieu de la route >
Eh oui si une auto passe crac, capout
< Tu vas à morilles > < Oui >en avant toute
Sapé comme ça je pourrai aller à Beyrouth
Je rentre dans le bois, il fait à peine clair
Le sol est sec pas eu assez d'eau, cet hiver
J'arpente aux pas de long et en travers
Après deux heures de fouilles en plein air
Je me rends à l'évidence, mon panier vide
Assis, sur un chêne couché, vue splendide
Au loin, des voitures sur la voie rapide
Ca foncent, les conducteurs sont speeds
Des bûcherons coupent des bois à tout va
Ils scient à blanc, quel boulot de goujat
La Frite est chez Ciry, il picole son calva
Je rebrousse chemin je reviens chez moi
Chez John, aboiements de son molosse
Envolée de pigeons à l'horizon, pas un gosse
Je croise Dédé, clope au bec, casquette Hugo Boss
Au volant de sa Polo, son vieux carrosse
Obligé de passer devant chez ma frangine
Elle est dehors, elle plante, elle jardine
Au loin, un petit coucou de la mimine
Elle vient me voir < Bonjour, Micheline >
< Je ne t'avais pas reconnu > me dit elle
< Habillé comme ça je t'ai pris pour Champel >
Je suis sapé en soldat, mon Colonel
Elle m'a reconnu à ma voix sensuelle
Elle m'apprend que le beauf va mal
Depuis le 18 Mars, il est à l'hôpital
Il a chopé une cochonnerie virale
Nous n'avons plus la fibre familiale
Avant, ensembles nous faisions des bamboches
Avec le temps, nous ne sommes plus proches
A cause de jalousies conneries de mioches
Ca me ferait chier s'il passerai l'arme à gauche