lembellie
Poète libéré
SAVOIR CHOISIR
Ils étaient deux beaux enfants
Deux garçons au regard clair
N'ayant pas les mêmes parents
Ils se disaient quand même frères
Ils grandirent en partageant tout
Les joies, les plaisirs et les peines
Ils grandirent comme deux jeunes loups
Entre la montagne et la plaine
L'un , berger, un peu rêveur
L'autre bucheron au bras solide
Chaque jour après leur labeur
Les retrouvaient, heureux, avides
De se raconter leur journée
Tels deux gamins émerveillés
Qui pouvait séparer ces deux-la ?
Rien, ni personne, pourrait-on dire
Et pourtant quand Elle arriva
C'était juste de craindre le pire
Jeune, jolie, cheveux de fée
Aucun des deux ne résista
Et la belle longtemps s'amusa
Sans jamais rien leur accorder
Leur amitié n'existait plus
Seule, comptait la victoire
Lequel des deux serait l'Elu
Et chacun conservait l'espoir
Mais la belle au berger dit un jour
Au bucheron j'ai donné mon amour
Et au bucheron désespéré
Elle dit j'ai donné mon coeur au berger
Le berger, un jour sur son chemin
rencontra une belle meunière
le bucheron , éperdu de chagrin
S'exila dans un pays lointain
La belle donna ses vingt printemps
Pour une belle cage dorée
mais les toilettes et les diamants
Ne lui firent jamais oublier
Que , jadis, par - delà les montagnes
Un bucheron et un gentil berger
Pour elle , auraient vendu leur âme.
Ils étaient deux beaux enfants
Deux garçons au regard clair
N'ayant pas les mêmes parents
Ils se disaient quand même frères
Ils grandirent en partageant tout
Les joies, les plaisirs et les peines
Ils grandirent comme deux jeunes loups
Entre la montagne et la plaine
L'un , berger, un peu rêveur
L'autre bucheron au bras solide
Chaque jour après leur labeur
Les retrouvaient, heureux, avides
De se raconter leur journée
Tels deux gamins émerveillés
Qui pouvait séparer ces deux-la ?
Rien, ni personne, pourrait-on dire
Et pourtant quand Elle arriva
C'était juste de craindre le pire
Jeune, jolie, cheveux de fée
Aucun des deux ne résista
Et la belle longtemps s'amusa
Sans jamais rien leur accorder
Leur amitié n'existait plus
Seule, comptait la victoire
Lequel des deux serait l'Elu
Et chacun conservait l'espoir
Mais la belle au berger dit un jour
Au bucheron j'ai donné mon amour
Et au bucheron désespéré
Elle dit j'ai donné mon coeur au berger
Le berger, un jour sur son chemin
rencontra une belle meunière
le bucheron , éperdu de chagrin
S'exila dans un pays lointain
La belle donna ses vingt printemps
Pour une belle cage dorée
mais les toilettes et les diamants
Ne lui firent jamais oublier
Que , jadis, par - delà les montagnes
Un bucheron et un gentil berger
Pour elle , auraient vendu leur âme.