totora
Nouveau poète
Puisqu'il faut bien travailler l'écriture : « Dis… Est-ce que tu crois qu’aimer en rêve ça compte ? Que ce n’est pas des flots d’émotions pour rien, que l’on se sent mieux après ce foutu rêve… J’ai le doute qui s’épaissit en moi. J’ai le doute qui s’épaissit et ne me lâche plus… Mais vois-tu… Vois tu, ce n’est pas une mauvaise chose au fond, je crois que ça me calme ces moments de tendresses imaginaires. Je crois que ça fait moins mal et que la chute est moins douloureuse. J’ai besoin de toi. Je m’en rends chaque instant un peu plus compte. Quand je regarde les gens avec leurs grands yeux amoureux, quand je regarde les gens qui s’embrassent, ceux qui se murmurent des conneries changeantes. L’amour c’est la girouette de Dieu, c’est avec ça qu’il connaît la pluie et le beau temps. C’est avec ça qu’il peut se décider et es’amuser ! Alors moi j’attends, j’espère être aussi un genre de cobaye et avoir bien plus que des simples rêves à mâcher. Moi j’ai les pas qui me guident vers le gouffre et j’ai les yeux bandés ! Je me les suis bandés quand j’ai senti au fond de mon ventre s’approcher le ravin. Ça fait du bien de se sentir libre de se choisir. Libre de s’écraser. Ça fait du bien et ça me repose. J’ai le gout de l’air chaud dans sur la langue et je ne veux ressentir cette moiteur autour de moi. Les gens bien sont toujours les plus transpirants. Ils expirent leurs moindres indécisions, leurs moindres doutes, leurs moindres déchets inconscient, et voila que se mêle à l’oxygène leurs testament absolu ! Qu’ils m’épuisent les gens dans les métros, dans les tramways, dans les couloirs, avec leurs airs banales d’étudiant qui se veut pensants. Bien, bien levons les mains bien haut et secouons les nous ! Moi je n’ai pas leur goût pour la viande froide. Et puis y a eux, eux qui te regardent, qui te regardaient quand tu passais, comme tu étais belle, qu’ils te reluquaient de haut en bas. Eux qui avait leurs mots à dire pour leurs propres yeux, eux qui usaient ta beauté à la regarder trop avide, mort de faim. C’est à ça qu’il nous faut ressembler pour rester vivant aujourd’hui ? A tout… ça ? Toutes ces choses, ces gens fatiguant fatigués. Mais après tout… je n’ai rien à dire. Tu sais, j’ai bien réfléchis ces derniers jours, tu as raison. Tu as raison, je n’ai pas ma place là haut avec toi, au dessus des montagnes, des vallées, des nuages et du soleil lui-même ! Je n’ai pas ma place sur terre non plus avec toi. Pas la place contre toi. C’est bien mieux pour toi je crois.ça ne vaux rien quelqu’un qui ne vit que de vent froid. Que de vent chaud, que de matière grise qui fond dans les mots jaillissants tard le soir. Ce n’est pas bon ceux qui sourient aux gens, qui restent serviable, qu’on peut appeler à tout moment. Ce n’est pas bon ceux qui ne disent rien et ne répond pas aux grosses colères, ni aux reproches, qui préfèrent se taire. Ce n’est pas bon ceux qui se laissent mourir, c’est trop raisonnable et ça ne l’est pas non plus. Je n’ai pas ma place avec moi-même d’ailleurs, mais avec toi c’est ce qui m’importe le plus. Moi j’ai le regard lointain et les mots qui ne viennent pas, ça ne m’amuse pas ces longues conversations sur l’homme et le destin, tout ça. Moi je reste en retrait et je regarde, je surveille du coin de l’œil. Je suis là. Je suis là et je ne lâche rien. Je regarde les yeux et ce qu’ils cachent. Je regarde les yeux et je ne lâche rien jusqu'à avoir laissé disparaître ce foutu voile noir. Mais je ne suis pas fait pour toi, je suis trop gentille, trop faible, trop lâche et pauvre de nerfs, c’est un peu triste. J’avais crée ce visage pour toi, en espérant qu’il te plaise. Je me suis fondu en lui, pour ? Pour rien. Pour du vent qui souffle dans ma tête, encore ce vent… encore et toujours du chaud, du froid, du vent, des images, des métaphores qui reviennent… ah ah. J’ai la sensation de mourir en voulant remettre le bateau à bon port. J’ai la sensation de crever de claquer, de m’éteindre, de me dissoudre, de me vomir moi-même, de me noyer, de m’éttoufer, de souffrir, de m’éteindre, de m’étendre, de m’étreindre dans fatigue, de m’asphyxier, de me tétaniser, de me perdre, de ne plus me retrouver, de ne plus me comprendre, de n’avoir j’mais rien compris, et d’avoir tout saisie bien trop tard. C’est triste des mots qui ne disent pas grand-chose, mais ça fait du bien. Ce n’est pas spécialement fait pour les sourires, ni pour grand-chose, probablement pour rien. C’est comme un exutoire, une cape qui glisse et s’étend ! J’ai du faire le tour de la terre pour me rappeler ce sourire, c’est si proche, c’est si loin un sourire. Aller va ! Je t’attends, je n’ai que ça à faire. Je t’attends mon amour, je t’attends ! Puisque je n’ai pas un centième d’éclat de ton univers. «