Il y a Jonathan, Manu, Paul ou Sarah, …
Parlant tous un jargon d’un lointain Sahara ;
Et Esther, Kent, Hervé, Jeff, Hélène et Thérèse, …
D’excellents éléments, experts en exégèse.
*****
Je
Entre Metz et Sète, Perce me vend ce thème.
Je pense, je cherche, je me dresse et je sème …
*****
Hermaphrodite
_ Frêles ménestrels et/ou puissants paladins
Tendez les emblèmes aux vaillants baladins !
Romain (factotum)
_ Où vont nos vils propos, nos vains galimatias
Tout au long du ruban aux charmants acacias ?
Où vont nos avatars la nuit quand nous sombrons ?
A chacun son nadir, chacun son Rubicon.
Tout sort du fond du Trou, trou fait par nos gâchis.
Nous irons nous couvrir d’or, diamants, rubis.
Qui fuit avant la nuit dort sous d’obscurs contours.
Sois honni toi qui ris, sois banni pour toujours !
Maudit soit ton discours ! Ton mantra va souffrir.
Crois-tu à tout jamais rugir pour un saphir ?
Hermès
_ Entrez mes chers frères, pénétrez en ces terres !
Retenez les flèches et desserrez les serres !
Ce rêve est hébété ! Les gens dégénérés
Guettent l’enfermement des temples vénérés.
Venez et sécrétez, mes déments et déesses,
Ces gerbes d’ébène, les rets des pêcheresses !
Les kermesses en berne et les fêtes bercées
Règlent les tendresses et les encres versées.
Les gels de décembre exemptent les pécheresses
Et pressent lentement le tremblement des fesses.
Eh, femmes et elfes des ères éthérées,
Servez mes vertèbres et versez mes denrées !
Bérengère (exégète)
_ Cher Hermès, venez et entendez mes pensées !
Le désert me pénètre et mes lèvres gercées
Pressent mes spectres et bercent mes serments.
J’erre entre les décrets et les regrets déments.
Mathias (magistrat)
_ Allons, gang d’ostrogoths, butors, coquins, marauds,
Malotrus, saligots, forbans, brigands, salauds !
Goujats, filous, bandits, voyous, pillards, truands,
Oublions l’oraison ! Cap sur un champ gluant !
Herbert (rebelle)
Le vent se lève et renverse les herbes. Certes,
Entre les ténèbres et les berges désertes,
C’est l’exemple éméché des Grecs échevelés,
Le temps des étrennes, d’étés entremêlés ;
C’est le sel des Éthers, des secrets règlements,
Lente descente expresse et dégel des segments ;
Des zèbres de Thèbes et des Négresses vertes,
Des belles mégères et des bègues disertes ;
C’est le Léthé, mer d’essence et mère des mers,
Préfet de l’Érèbe et évêché des enfers.
Entendez le clergé : l’Être est dextre et senestre …
Et l’entrée est fermée : Cerbère défenestre !
Hervé (expert en blé)
_ Les excédents cessent et des pertes sévères
Génèrent les rentes en remèdes pépères.
Paul (forain)
_ Il fait chaud, il fait lourd non loin du noir lagon.
Voici l’instant du glas ! Ici vit un dragon.
Quoi ! Son nom ? Graoully pour nos amis lorrains.
Aussi, qui l’a connu sait où vont nos forains.
Esther (déesse)
_ Les temps présents tremblent entre messe et fessées !
J’encercle le secret des mères et des fées.
Sacha (Commandant)
_ Hardis grognards du Jour, fantassins du cosmos :
« Tous pour un, un pour tous » dit Athos ou Porthos.
Formons nos bataillons ! Bravons nos abandons !
Ainsi nos vils instincts n’auront point nos pardons.
Soldats du champ nuptial, soldats, voici l’an Dix !
Nous voulons l’oasis d’Isis ou d’Osiris.
Qu’avons-nous dans nos corps, sur nos mains, sur nos fronts ?
Vous a-t-il tous vaincus, Satan , roi du Bas-Fond ?
Hélène (prêtresse)
_ Allez, gens de Nevers, redressez cette herse
Et laissez émerger les dentelles de Perse !
Les chênes, les frênes, les hêtres, les mélèzes
Délestent l’ensemble des germes de mes thèses.
Le Verbe décrète le versement des vers
Et vénère le temps de ces gestes pervers.
Les semestres vexent les éternelles fées.
L’errement des êtres excelle entre les pesées.
Je regrette cette messe et je prends le temps
D’empêcher ce terne et ferme dérèglement.
Le clerc et le prêtre mettent en les regestes
Les règles écrémées des fenêtres célestes.
Alain (poivrot)
_ Patrick, roi du hat trick, inscrit toujours trois buts.
Il dit à Jonathan : Trouvons, hic ! l’azimut
D’abord ! Puis, convoyons nos consolations,
Nonobstant tous nos maux, jusqu’à nos convictions.
Patrick (cuistot, alias patator)
_ J’irai un jour au bois pour assouvir mon choix :
Un far aux champignons, la pizza aux anchois.
D’Oslo à Toronto, j’ai conçu mon parcours,
Puis un jour j’ai ravi mon plus haut concours.
Herbert (rebelle)
_ J’élève en défense le précepte de Thèbes
Et je me relève serf en mer des Célèbes.
Ajax (champion)
_ Arnold, as du volant conduisit sa Mustang
Aux tons si moribonds jusqu’au final big-bang.
Serge (expert)
_ Le célèbre Prévert, énervé, perd ses nerfs
Et les êtres semblent des cèdres et des serfs.
Ses vers dégénérés redressent les recettes
Et enflent tendrement et dépenses et dettes.
Cessez ces prébendes et reprenez les rênes !
Mettez les semences en ces serres et bennes !
Le temps berce les cendres et les déchets se pèsent,
L’évènement est prêt et les termes le lèsent.
L’Être, svelte et preste, régresse sèchement.
Et, blême, recherche le bel hébergement.
Des gens, tels des bêtes, tels des éléments pervers,
Prétextent les rentes et remettent les fers.
Manu (magnat du Palais)
_ Jadis j’applaudissais aux confins du chagrin.
Aujourd’hui j’ai surpris la nuit au goût divin.
L’an prochain finira mon mandat d’amiral.
Ici, tout m’apparaît blanc, gris, noir, automnal.
Soit, la dissolution a construit mon aura,
Mon halo du futur. Mais qui m’anoblira ?
A l’instar des Titans, j’ai chu caha-cahin …
Voilà donc la maison où j’ai nourri Caïn !
Thérèse (esthète)
_ Herbert, servez lentement cette gerbe tendre et verte !
Les terres de l’enfer et les revers de Berthe
Descendent les pentes des lents enterrements.
Cette terre germe et peste les excréments.
Isaac (trafiquant)
_ Il faut parfois jaillir du plus profond sillon
Pour pouvoir s’accomplir dans un noir tourbillon.
On construit sans passion tout au fond du cachot
D’obscurs plans d’intrusion. Mais là surgit Charcot !
Ô instant absolu d’un mal qui nous punit.
Tout complot a son tort, mais tout sort a son lit.
Fuyons son vil courroux ! Les flots sont malfaisants.
Nous pourrons nous bannir du chantoir fracassant.
Là, nous nous irritons pour un trou abyssal.
Auparavant, on vit un combat colossal
Opposant un titan vs un diablotin
Jusqu’à la pâmoison, jusqu’au glacial matin.
Hermès
_ Thérèse, prêtresse des versets et des mecs,
Recherche le décret jeté en mer des Grecs.
Serge, expert ès lettres, défend ses rejets verts
Et se reprend même des vestes et revers.
Le perplexe René redresse ses dépenses
Et penche lentement vers les tendres semences.
Hélène, belle et rebelle, erre en ses prés verts.
Elle élève des chèvres dressées près de Nevers.
Ted, crème des crèmes et genre pète-sec,
Espère et recherche des crédences en teck.
Bérengère fête l’éphèbe des Éthers
Et venge les pères de ces gendres pervers.
Victor (paladin)
_ Sur l’avis d’Hannibal, j’ai choisi pour slogan :
Un flagrant cri d’amour dans l’abrupt ouragan.
Quand pourrons-nous dormir tout au fond du manoir,
Sous nos poussifs plafonds, sans la raison du soir ?
J’ai vu un vol d’autours planant autour du Moi !
Annus horribilis ! Ô charognard convoi !
Un jour, nous partirons, loin du massif alpin,
Pour gravir l’Infini au pays du lutin.
Berthe (femme de lettres)
_ Les vents se détendent en ces temps détergents
Et même redressent les tresses de mes gens.
Je rêve en mets légers et vénère les lettres.
Le temple est en fête. Hermès sème les êtres.
Bruno (parrain)
_ Mais quoi donc mon ami ! Doit-on vous rafraîchir ?
Tout parangon aigri doit toujours s’affranchir.
Moi, l’imposant Bruno, fils du grand Sacha,
A son tour lointain fils du gros Sancho Panza !
Grand malfrat, trublion, promis as du larcin,
Connais l’art japonais, itou l’art mandarin !
René (énervé)
_ Préservez les Mères, ces prêtresses des messes,
Ces femmes extrêmes, déesses vengeresses.
Entendez se dresser ces espèces clémentes :
Elles dégénèrent en éternelles fentes.
Les cercles terrestres régénèrent le centre.
L’effet est regretté et le ménestrel rentre.
Le très svelte Hermès, l’Excellence zélée
Des lettres et degrés, règne en cette mêlée.
Le genre est délétère et gère en déshérence,
Bec et dents, l’essence de l’emblème sentence.
Natacha (psy)
_ Salut Sam, mon voisin ! A toi aussi, Romain,
Qui aurais tant voulu avoir un sort humain.
On a pris mon stylo. On a lu mon roman.
Faut-il toujours finir par avoir un amant ?
Dans l’abrupt corridor barons, marquis, ducs, rois
Sont tantôt trop malins, tantôt fort maladroits.
Alors amis, buvons ! puis allons tous au foin.
D’un air parfois bougon, mais toujours si chafouin.
Jeff (ménestrel)
_ Le Léthé déferle et l’été est enterré.
Les temps se préservent et l’hère est exécré.
Les belles et les bêtes renversent les herbes.
Les vêpres se ferment et je n’entends les Serbes.
Haddock (marin)
_ Alors, froussards, capons, couards, poltrons, trouillards,
Cachons-nous dans nos choix ou dans d’obscurs brouillards !
Au bord du Stromboli flottait Paul, gros magnat :
D’un corps sort du sang chaud, d’un volcan du magma.
Allons donc, moussaillons, pour nos soins du dos,
Chantons à l’unisson : mi fa sol la si do !
René (énervé)
_ Permettez ! Et le ré, bébé ? Est-ce décent
D’étêter le texte, mec, de cet élément ?
Olaf (Viking)
_ Harald, fakir du Nord, cacha à tous sa mort.
Or, un jour, il sortit son drakkar du grand port,
Puis il vogua vingt jours, l’air coi, jusqu’au ponant.
Il avait mis au front son puissant talisman.
Qui a conçu, dit-il, d’avril à juin, la nuit ?
J’ai commis pour vous tous un nid d’azur qui luit.
La loi corrompt l’air pur. Mon choix surgit du droit !
On m’arracha la main … mais j’ai toujours dix doigts.
Hélène (prêtresse)
_ Allez, levez l’Épée, cette clef éternelle !
Entrez en ce temple et vénérez cette stèle !
Les textes me cernent en des temps éphémères ;
Les cercles des enfers m’enferment en des sphères.
C’est le blême règne de l’elfe et de l’éphèbe,
Le bel hébergement en les prés de l’Érèbe.
François (savant sachant)
_ Moi, François, artisan partisan d’Oulipo,
Voudrais tant du faisan ou du canard au pot.
Barbara (six ans)
_ Pacha, un chat-matou au minois trop mimi,
Miaula du matin jusqu’à minuit. Si si !
Tout un mois il grimpa au mont Machu Picchu,
Il fit l’Annapurna. Mais un jour, las, il chut…
Kent (sept)
_ Le zèbre, le renne, le cerf et le fennec,
Mes bêtes préférées, gerbent : _ Fermez le bec !
Yvon (huit)
_ L’oryx, l’ibis ou l’ours sont aussi nos amis.
A contrario du cachalot trop impoli !
Jadis, un colibri couvait son nid fatal,
Aujourd’hui, il bondit hors du massif natal.
Ed (édenté)
_ Je cherche mes flèches. J’entreprends les ténèbres.
Mes gestes se perdent. Je dresse mes vertèbres.
Ivan (marchand)
_ Salut donc à vous tous, grands amis du satin !
Portons tous l’or du soir, puis l’habit du matin !
Toujours nous nous privons du saut dans l’inconnu
Un ravin amortit tous nos cours biscornus.
Nous soignons nos parcours par un art marginal.
Pourquoi nous plaignons-nous du sanglot virginal ?
Je
Hep ! Je cherche le sens de ces termes secrets
Empêtrés tendrement entre ces secs regrets.
François (savant sachant)
_ Stop aux oscillations, aux circonlocutions !
Il n’y a pas d’amour sans un soupçon d’actions.
J’ai lu Victor Hugo, j’ai vu Quasimodo.
Ainsi, j’ai pris donc part au grand concours d’argot.
Ô grands flacons abscons, ô blonds flocons gascons !
Quand irons-nous, patron, franchir tous nos canons ?
Clément (chef)
_ Je, Clément, esthète, chef célèbre et clément,
Persévère en tête de ce déversement.
Le précepte est présent et très exempt de trêve.
Le spectre se penche et le sceptre se relève.
Le rêve écervelé est d’élever le Verbe,
De peser les vers et de s’éprendre en gerbe.
Jonathan (avocat)
_ Saluons nos martyrs, nos captifs, nos proscrits
Qui, mis au pilori, sont dans nos manuscrits.
Assouplissons nos mots ! Adoucissons nos taux !
N’agissons pas, ma foi, à l’instar d’animaux !
J’ai au fond du carquois un fagot d’impurs traits.
Quand pourrons-nous brandir tous nos vilains portraits ?
Lundi, j’ai abouti dans un boudoir profond
Où du dragon vaincu dort (1) la raison sans fond.
Mardi, j’ai accompli ma mission à foison.
Zut ! un contrat moral nous contraint l’horizon.
Ô futur absolu, où sont nos lointains jours ?
Aussi sont-ils, pardi, disparus pour toujours ?
Ted (berger)
_ Je, Ted, membre zélé, très en verve et dément,
Défends envers ces gens mes terres vertement.
Cette pègre me prend et me reprend mes bêtes.
Je me rebelle fermement ... Je fends des têtes !
Marc (duc)
_ A l’ubac des saisons, où nos corps finiront,
Nous marchons l’air hagard jusqu’au couloir sans fond.
Il nous faut un miroir pour avoir toujours rang.
Soudain j’ai anobli, pourtant impur, mon sang.
Doit-on autant souffrir pour brandir l’arc royal ?
Ô obscurs soupirants, d’où sort l’affront loyal ?
Allons, marchons, courons, compostons nos forfaits,
Masquons nos mauvais airs, nos blafards imparfaits !
Allons, conquistadors, spadassins du futur,
Gravissons donc l’Atlas, puis visitons l’Azur !
Cerbère (genre Rex)
_ Qu’entends-je, mes frères, en l’entrée des enfers ?
Est-ce des serpents lents ? Est-ce des vers pervers ?
Est-ce ces déesses dégénérées : les Kères ;
Ces êtres extrêmes d’essences délétères ?
Sentez ces mégères, rejetez le prétexte,
Régénérez le Verbe et vénérez le Texte !
Toutânkhamon (pharaon)
_ Moi, pharaon du Nil, j’ai faim, j’ai soif, j’ai mal.
Tout paraît inconstant, tout m’apparaît brutal.
Alors pourquoi tout ça, pourquoi donc s’assoupir
Au bord du paradis sans s’offrir un soupir ?
Roland (mourant, sans son cor)
_ Pourquoi blanchir la nuit, pourquoi un vain accord ?
Doit-on toujours finir par bâbord ou tribord ?
Où donc a fui mon cor aussi doux qu’un marmot ?
Où donc ira mon corps aussi lourd qu’un lingot ?
Mais voilà donc l’instant, la fin du soupirail…
Ô Sort, ponds ton constat ! Ô Mort, fais ton travail !
Thanatos (faux-ami)
_ Mais qui donc parmi vous, flocons insignifiants,
Ramassis d’Alamans ou vils Huns horrifiants,
Corrompt ma dormition, rompt mon profond coma ?
Doit-on choisir, faquins, pour noircir son karma ?
Ma mission surgit droit du cosmos du sous-sol.
Mon dur apostolat : un Tri sans aucun dol.
Mon compagnon Charon connaît fort ma fonction.
Il sait mon lourd souci d’un travail sans diction :
D’un doigt d’accusation, j’inscris au roman noir
Qui aura son instant au grand bilan du soir.
Charon (passant)
_ J’ai tant vu Apollon sur son grand char astral,
Survolant nos marais, brandissant l’arc royal.
Ô Styx, cours somnolant dans l’oubli du Jadis,
Avançant flot par flot jusqu’au pont d’Anubis.
Oui, nous portons nos faix tout au long du combat.
La faulx a fait faux bond… mon moral au plus bas.
Chacun doit s’affranchir du complot lacrymal.
Qui pourrait garantir un sanglot guttural ?
Je
_ Le secret engendré en ce texte est en terre.
Le révéler est cher et Perce est en verre.
… Peste ! Texte étêté ! J’en tremble de détresse !
Merde ! L’encre est sèche et cette trêve me presse !
Ce rêve m’enferme. Le remède me blesse.
Je ne sens, je ne sers, je m’étends … et je cesse.
*****
Hermaphrodite
_ Avez-vous donc la clé de cette logorrhée ?
Oui ? Non ? Peut-être ? A tous, une bonne soirée.
(1) Merci à Gérard de Nerval pour ce demi vers !
Parlant tous un jargon d’un lointain Sahara ;
Et Esther, Kent, Hervé, Jeff, Hélène et Thérèse, …
D’excellents éléments, experts en exégèse.
*****
Je
Entre Metz et Sète, Perce me vend ce thème.
Je pense, je cherche, je me dresse et je sème …
*****
Hermaphrodite
_ Frêles ménestrels et/ou puissants paladins
Tendez les emblèmes aux vaillants baladins !
Romain (factotum)
_ Où vont nos vils propos, nos vains galimatias
Tout au long du ruban aux charmants acacias ?
Où vont nos avatars la nuit quand nous sombrons ?
A chacun son nadir, chacun son Rubicon.
Tout sort du fond du Trou, trou fait par nos gâchis.
Nous irons nous couvrir d’or, diamants, rubis.
Qui fuit avant la nuit dort sous d’obscurs contours.
Sois honni toi qui ris, sois banni pour toujours !
Maudit soit ton discours ! Ton mantra va souffrir.
Crois-tu à tout jamais rugir pour un saphir ?
Hermès
_ Entrez mes chers frères, pénétrez en ces terres !
Retenez les flèches et desserrez les serres !
Ce rêve est hébété ! Les gens dégénérés
Guettent l’enfermement des temples vénérés.
Venez et sécrétez, mes déments et déesses,
Ces gerbes d’ébène, les rets des pêcheresses !
Les kermesses en berne et les fêtes bercées
Règlent les tendresses et les encres versées.
Les gels de décembre exemptent les pécheresses
Et pressent lentement le tremblement des fesses.
Eh, femmes et elfes des ères éthérées,
Servez mes vertèbres et versez mes denrées !
Bérengère (exégète)
_ Cher Hermès, venez et entendez mes pensées !
Le désert me pénètre et mes lèvres gercées
Pressent mes spectres et bercent mes serments.
J’erre entre les décrets et les regrets déments.
Mathias (magistrat)
_ Allons, gang d’ostrogoths, butors, coquins, marauds,
Malotrus, saligots, forbans, brigands, salauds !
Goujats, filous, bandits, voyous, pillards, truands,
Oublions l’oraison ! Cap sur un champ gluant !
Herbert (rebelle)
Le vent se lève et renverse les herbes. Certes,
Entre les ténèbres et les berges désertes,
C’est l’exemple éméché des Grecs échevelés,
Le temps des étrennes, d’étés entremêlés ;
C’est le sel des Éthers, des secrets règlements,
Lente descente expresse et dégel des segments ;
Des zèbres de Thèbes et des Négresses vertes,
Des belles mégères et des bègues disertes ;
C’est le Léthé, mer d’essence et mère des mers,
Préfet de l’Érèbe et évêché des enfers.
Entendez le clergé : l’Être est dextre et senestre …
Et l’entrée est fermée : Cerbère défenestre !
Hervé (expert en blé)
_ Les excédents cessent et des pertes sévères
Génèrent les rentes en remèdes pépères.
Paul (forain)
_ Il fait chaud, il fait lourd non loin du noir lagon.
Voici l’instant du glas ! Ici vit un dragon.
Quoi ! Son nom ? Graoully pour nos amis lorrains.
Aussi, qui l’a connu sait où vont nos forains.
Esther (déesse)
_ Les temps présents tremblent entre messe et fessées !
J’encercle le secret des mères et des fées.
Sacha (Commandant)
_ Hardis grognards du Jour, fantassins du cosmos :
« Tous pour un, un pour tous » dit Athos ou Porthos.
Formons nos bataillons ! Bravons nos abandons !
Ainsi nos vils instincts n’auront point nos pardons.
Soldats du champ nuptial, soldats, voici l’an Dix !
Nous voulons l’oasis d’Isis ou d’Osiris.
Qu’avons-nous dans nos corps, sur nos mains, sur nos fronts ?
Vous a-t-il tous vaincus, Satan , roi du Bas-Fond ?
Hélène (prêtresse)
_ Allez, gens de Nevers, redressez cette herse
Et laissez émerger les dentelles de Perse !
Les chênes, les frênes, les hêtres, les mélèzes
Délestent l’ensemble des germes de mes thèses.
Le Verbe décrète le versement des vers
Et vénère le temps de ces gestes pervers.
Les semestres vexent les éternelles fées.
L’errement des êtres excelle entre les pesées.
Je regrette cette messe et je prends le temps
D’empêcher ce terne et ferme dérèglement.
Le clerc et le prêtre mettent en les regestes
Les règles écrémées des fenêtres célestes.
Alain (poivrot)
_ Patrick, roi du hat trick, inscrit toujours trois buts.
Il dit à Jonathan : Trouvons, hic ! l’azimut
D’abord ! Puis, convoyons nos consolations,
Nonobstant tous nos maux, jusqu’à nos convictions.
Patrick (cuistot, alias patator)
_ J’irai un jour au bois pour assouvir mon choix :
Un far aux champignons, la pizza aux anchois.
D’Oslo à Toronto, j’ai conçu mon parcours,
Puis un jour j’ai ravi mon plus haut concours.
Herbert (rebelle)
_ J’élève en défense le précepte de Thèbes
Et je me relève serf en mer des Célèbes.
Ajax (champion)
_ Arnold, as du volant conduisit sa Mustang
Aux tons si moribonds jusqu’au final big-bang.
Serge (expert)
_ Le célèbre Prévert, énervé, perd ses nerfs
Et les êtres semblent des cèdres et des serfs.
Ses vers dégénérés redressent les recettes
Et enflent tendrement et dépenses et dettes.
Cessez ces prébendes et reprenez les rênes !
Mettez les semences en ces serres et bennes !
Le temps berce les cendres et les déchets se pèsent,
L’évènement est prêt et les termes le lèsent.
L’Être, svelte et preste, régresse sèchement.
Et, blême, recherche le bel hébergement.
Des gens, tels des bêtes, tels des éléments pervers,
Prétextent les rentes et remettent les fers.
Manu (magnat du Palais)
_ Jadis j’applaudissais aux confins du chagrin.
Aujourd’hui j’ai surpris la nuit au goût divin.
L’an prochain finira mon mandat d’amiral.
Ici, tout m’apparaît blanc, gris, noir, automnal.
Soit, la dissolution a construit mon aura,
Mon halo du futur. Mais qui m’anoblira ?
A l’instar des Titans, j’ai chu caha-cahin …
Voilà donc la maison où j’ai nourri Caïn !
Thérèse (esthète)
_ Herbert, servez lentement cette gerbe tendre et verte !
Les terres de l’enfer et les revers de Berthe
Descendent les pentes des lents enterrements.
Cette terre germe et peste les excréments.
Isaac (trafiquant)
_ Il faut parfois jaillir du plus profond sillon
Pour pouvoir s’accomplir dans un noir tourbillon.
On construit sans passion tout au fond du cachot
D’obscurs plans d’intrusion. Mais là surgit Charcot !
Ô instant absolu d’un mal qui nous punit.
Tout complot a son tort, mais tout sort a son lit.
Fuyons son vil courroux ! Les flots sont malfaisants.
Nous pourrons nous bannir du chantoir fracassant.
Là, nous nous irritons pour un trou abyssal.
Auparavant, on vit un combat colossal
Opposant un titan vs un diablotin
Jusqu’à la pâmoison, jusqu’au glacial matin.
Hermès
_ Thérèse, prêtresse des versets et des mecs,
Recherche le décret jeté en mer des Grecs.
Serge, expert ès lettres, défend ses rejets verts
Et se reprend même des vestes et revers.
Le perplexe René redresse ses dépenses
Et penche lentement vers les tendres semences.
Hélène, belle et rebelle, erre en ses prés verts.
Elle élève des chèvres dressées près de Nevers.
Ted, crème des crèmes et genre pète-sec,
Espère et recherche des crédences en teck.
Bérengère fête l’éphèbe des Éthers
Et venge les pères de ces gendres pervers.
Victor (paladin)
_ Sur l’avis d’Hannibal, j’ai choisi pour slogan :
Un flagrant cri d’amour dans l’abrupt ouragan.
Quand pourrons-nous dormir tout au fond du manoir,
Sous nos poussifs plafonds, sans la raison du soir ?
J’ai vu un vol d’autours planant autour du Moi !
Annus horribilis ! Ô charognard convoi !
Un jour, nous partirons, loin du massif alpin,
Pour gravir l’Infini au pays du lutin.
Berthe (femme de lettres)
_ Les vents se détendent en ces temps détergents
Et même redressent les tresses de mes gens.
Je rêve en mets légers et vénère les lettres.
Le temple est en fête. Hermès sème les êtres.
Bruno (parrain)
_ Mais quoi donc mon ami ! Doit-on vous rafraîchir ?
Tout parangon aigri doit toujours s’affranchir.
Moi, l’imposant Bruno, fils du grand Sacha,
A son tour lointain fils du gros Sancho Panza !
Grand malfrat, trublion, promis as du larcin,
Connais l’art japonais, itou l’art mandarin !
René (énervé)
_ Préservez les Mères, ces prêtresses des messes,
Ces femmes extrêmes, déesses vengeresses.
Entendez se dresser ces espèces clémentes :
Elles dégénèrent en éternelles fentes.
Les cercles terrestres régénèrent le centre.
L’effet est regretté et le ménestrel rentre.
Le très svelte Hermès, l’Excellence zélée
Des lettres et degrés, règne en cette mêlée.
Le genre est délétère et gère en déshérence,
Bec et dents, l’essence de l’emblème sentence.
Natacha (psy)
_ Salut Sam, mon voisin ! A toi aussi, Romain,
Qui aurais tant voulu avoir un sort humain.
On a pris mon stylo. On a lu mon roman.
Faut-il toujours finir par avoir un amant ?
Dans l’abrupt corridor barons, marquis, ducs, rois
Sont tantôt trop malins, tantôt fort maladroits.
Alors amis, buvons ! puis allons tous au foin.
D’un air parfois bougon, mais toujours si chafouin.
Jeff (ménestrel)
_ Le Léthé déferle et l’été est enterré.
Les temps se préservent et l’hère est exécré.
Les belles et les bêtes renversent les herbes.
Les vêpres se ferment et je n’entends les Serbes.
Haddock (marin)
_ Alors, froussards, capons, couards, poltrons, trouillards,
Cachons-nous dans nos choix ou dans d’obscurs brouillards !
Au bord du Stromboli flottait Paul, gros magnat :
D’un corps sort du sang chaud, d’un volcan du magma.
Allons donc, moussaillons, pour nos soins du dos,
Chantons à l’unisson : mi fa sol la si do !
René (énervé)
_ Permettez ! Et le ré, bébé ? Est-ce décent
D’étêter le texte, mec, de cet élément ?
Olaf (Viking)
_ Harald, fakir du Nord, cacha à tous sa mort.
Or, un jour, il sortit son drakkar du grand port,
Puis il vogua vingt jours, l’air coi, jusqu’au ponant.
Il avait mis au front son puissant talisman.
Qui a conçu, dit-il, d’avril à juin, la nuit ?
J’ai commis pour vous tous un nid d’azur qui luit.
La loi corrompt l’air pur. Mon choix surgit du droit !
On m’arracha la main … mais j’ai toujours dix doigts.
Hélène (prêtresse)
_ Allez, levez l’Épée, cette clef éternelle !
Entrez en ce temple et vénérez cette stèle !
Les textes me cernent en des temps éphémères ;
Les cercles des enfers m’enferment en des sphères.
C’est le blême règne de l’elfe et de l’éphèbe,
Le bel hébergement en les prés de l’Érèbe.
François (savant sachant)
_ Moi, François, artisan partisan d’Oulipo,
Voudrais tant du faisan ou du canard au pot.
Barbara (six ans)
_ Pacha, un chat-matou au minois trop mimi,
Miaula du matin jusqu’à minuit. Si si !
Tout un mois il grimpa au mont Machu Picchu,
Il fit l’Annapurna. Mais un jour, las, il chut…
Kent (sept)
_ Le zèbre, le renne, le cerf et le fennec,
Mes bêtes préférées, gerbent : _ Fermez le bec !
Yvon (huit)
_ L’oryx, l’ibis ou l’ours sont aussi nos amis.
A contrario du cachalot trop impoli !
Jadis, un colibri couvait son nid fatal,
Aujourd’hui, il bondit hors du massif natal.
Ed (édenté)
_ Je cherche mes flèches. J’entreprends les ténèbres.
Mes gestes se perdent. Je dresse mes vertèbres.
Ivan (marchand)
_ Salut donc à vous tous, grands amis du satin !
Portons tous l’or du soir, puis l’habit du matin !
Toujours nous nous privons du saut dans l’inconnu
Un ravin amortit tous nos cours biscornus.
Nous soignons nos parcours par un art marginal.
Pourquoi nous plaignons-nous du sanglot virginal ?
Je
Hep ! Je cherche le sens de ces termes secrets
Empêtrés tendrement entre ces secs regrets.
François (savant sachant)
_ Stop aux oscillations, aux circonlocutions !
Il n’y a pas d’amour sans un soupçon d’actions.
J’ai lu Victor Hugo, j’ai vu Quasimodo.
Ainsi, j’ai pris donc part au grand concours d’argot.
Ô grands flacons abscons, ô blonds flocons gascons !
Quand irons-nous, patron, franchir tous nos canons ?
Clément (chef)
_ Je, Clément, esthète, chef célèbre et clément,
Persévère en tête de ce déversement.
Le précepte est présent et très exempt de trêve.
Le spectre se penche et le sceptre se relève.
Le rêve écervelé est d’élever le Verbe,
De peser les vers et de s’éprendre en gerbe.
Jonathan (avocat)
_ Saluons nos martyrs, nos captifs, nos proscrits
Qui, mis au pilori, sont dans nos manuscrits.
Assouplissons nos mots ! Adoucissons nos taux !
N’agissons pas, ma foi, à l’instar d’animaux !
J’ai au fond du carquois un fagot d’impurs traits.
Quand pourrons-nous brandir tous nos vilains portraits ?
Lundi, j’ai abouti dans un boudoir profond
Où du dragon vaincu dort (1) la raison sans fond.
Mardi, j’ai accompli ma mission à foison.
Zut ! un contrat moral nous contraint l’horizon.
Ô futur absolu, où sont nos lointains jours ?
Aussi sont-ils, pardi, disparus pour toujours ?
Ted (berger)
_ Je, Ted, membre zélé, très en verve et dément,
Défends envers ces gens mes terres vertement.
Cette pègre me prend et me reprend mes bêtes.
Je me rebelle fermement ... Je fends des têtes !
Marc (duc)
_ A l’ubac des saisons, où nos corps finiront,
Nous marchons l’air hagard jusqu’au couloir sans fond.
Il nous faut un miroir pour avoir toujours rang.
Soudain j’ai anobli, pourtant impur, mon sang.
Doit-on autant souffrir pour brandir l’arc royal ?
Ô obscurs soupirants, d’où sort l’affront loyal ?
Allons, marchons, courons, compostons nos forfaits,
Masquons nos mauvais airs, nos blafards imparfaits !
Allons, conquistadors, spadassins du futur,
Gravissons donc l’Atlas, puis visitons l’Azur !
Cerbère (genre Rex)
_ Qu’entends-je, mes frères, en l’entrée des enfers ?
Est-ce des serpents lents ? Est-ce des vers pervers ?
Est-ce ces déesses dégénérées : les Kères ;
Ces êtres extrêmes d’essences délétères ?
Sentez ces mégères, rejetez le prétexte,
Régénérez le Verbe et vénérez le Texte !
Toutânkhamon (pharaon)
_ Moi, pharaon du Nil, j’ai faim, j’ai soif, j’ai mal.
Tout paraît inconstant, tout m’apparaît brutal.
Alors pourquoi tout ça, pourquoi donc s’assoupir
Au bord du paradis sans s’offrir un soupir ?
Roland (mourant, sans son cor)
_ Pourquoi blanchir la nuit, pourquoi un vain accord ?
Doit-on toujours finir par bâbord ou tribord ?
Où donc a fui mon cor aussi doux qu’un marmot ?
Où donc ira mon corps aussi lourd qu’un lingot ?
Mais voilà donc l’instant, la fin du soupirail…
Ô Sort, ponds ton constat ! Ô Mort, fais ton travail !
Thanatos (faux-ami)
_ Mais qui donc parmi vous, flocons insignifiants,
Ramassis d’Alamans ou vils Huns horrifiants,
Corrompt ma dormition, rompt mon profond coma ?
Doit-on choisir, faquins, pour noircir son karma ?
Ma mission surgit droit du cosmos du sous-sol.
Mon dur apostolat : un Tri sans aucun dol.
Mon compagnon Charon connaît fort ma fonction.
Il sait mon lourd souci d’un travail sans diction :
D’un doigt d’accusation, j’inscris au roman noir
Qui aura son instant au grand bilan du soir.
Charon (passant)
_ J’ai tant vu Apollon sur son grand char astral,
Survolant nos marais, brandissant l’arc royal.
Ô Styx, cours somnolant dans l’oubli du Jadis,
Avançant flot par flot jusqu’au pont d’Anubis.
Oui, nous portons nos faix tout au long du combat.
La faulx a fait faux bond… mon moral au plus bas.
Chacun doit s’affranchir du complot lacrymal.
Qui pourrait garantir un sanglot guttural ?
Je
_ Le secret engendré en ce texte est en terre.
Le révéler est cher et Perce est en verre.
… Peste ! Texte étêté ! J’en tremble de détresse !
Merde ! L’encre est sèche et cette trêve me presse !
Ce rêve m’enferme. Le remède me blesse.
Je ne sens, je ne sers, je m’étends … et je cesse.
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Hermaphrodite
_ Avez-vous donc la clé de cette logorrhée ?
Oui ? Non ? Peut-être ? A tous, une bonne soirée.
(1) Merci à Gérard de Nerval pour ce demi vers !