Somnambule
Nouveau poète
Sans fioritures.
On a pas pris de gants,
pas fait dans la dentelle,
on a jeté dans les cartons,
foutu des ficelles
et foutu le camp.
On s'en fout si c'est un flop,
prendre ses cliques et ses claques,
claquer la porte, vlan !
Sans plan, sans rien devant,
virer barge, prendre le large et hop !
Sur un coup de gueule
tout foutre en l'air
égoïstement, sans fioritures,
tout va aux ordures, tout est derrière,
tout est futur, on est seuls.
On rit qu'on nous demande où nous allons,
on répond : Dans ton cul !
Y'a pas de calcul, Hercule !
Et recule que je passe, tu t'es vu ?
Ton boulot, ton métro, ton jambon !
Nous, on va aux étoiles,
on met les voiles,
on s'arrache !
La cravache, le train-train,
on en a plein notre arrière-train !
On est venu, on a vu, on en peut plus !
On te laisse tes rêves de richesse,
tes antidépresseurs,
ta sueur froide, ta froide tendresse,
ta crasse, on s'arrache, à ton Dieu ailles-tu !
Et puisqu'on te hait
puisses-tu crever
le nez dans ta boue !
Nous debout, on te regardera étouffer
plein de ton air, de ta liberté, de ta paix !
23.12.10
On a pas pris de gants,
pas fait dans la dentelle,
on a jeté dans les cartons,
foutu des ficelles
et foutu le camp.
On s'en fout si c'est un flop,
prendre ses cliques et ses claques,
claquer la porte, vlan !
Sans plan, sans rien devant,
virer barge, prendre le large et hop !
Sur un coup de gueule
tout foutre en l'air
égoïstement, sans fioritures,
tout va aux ordures, tout est derrière,
tout est futur, on est seuls.
On rit qu'on nous demande où nous allons,
on répond : Dans ton cul !
Y'a pas de calcul, Hercule !
Et recule que je passe, tu t'es vu ?
Ton boulot, ton métro, ton jambon !
Nous, on va aux étoiles,
on met les voiles,
on s'arrache !
La cravache, le train-train,
on en a plein notre arrière-train !
On est venu, on a vu, on en peut plus !
On te laisse tes rêves de richesse,
tes antidépresseurs,
ta sueur froide, ta froide tendresse,
ta crasse, on s'arrache, à ton Dieu ailles-tu !
Et puisqu'on te hait
puisses-tu crever
le nez dans ta boue !
Nous debout, on te regardera étouffer
plein de ton air, de ta liberté, de ta paix !
23.12.10