jeanclaude
Nouveau poète
SANS AUTRE PRÉAMBULE La vague revenait s’étaler sur la plage Chahutant sans regret le sable et les galets En délivrant d’un coup nos remparts ensablés Elle changeait l’aspect tranquille du rivage. Elle avait terminé son épuisant voyage Dans notre petit port et ses murs bétonnés Laissant sur nos pavés les restes délabrés D’anciens vaisseaux perdus dans un lointain naufrage. En fin d’été, le soir elle arrive en douceur Partager dans l’instant un peu de sa fraicheur Quand s’éteignent les feux rougis du crépuscule. Sirène d’un moment sous le bleu firmament Dans ma mémoire elle est caresse d’océan Qui s’invite la nuit sans autre préambule. jc blondel