b2oba
Nouveau poète
La forêt était belle et l'animal heureux... Arriva un grand froid, faisant fuir un été Que tu ensoleillais de ton regard radieux. Les arbres ont dépéri et mon âme a gelé. Les amis, les enfants qui venaient y jouer, Faisaient, en ce temps là, le présent d'un bonheur. Les jour gris sont venus pour l'homme et l'accabler, Subissant les frimas d'un vent blasphémateur. L'abîme où plonge l'âge, _ en devenant plus mûr_ Est peur à contrôler, car il faut toujours vivre, Garder ses sensations avec un esprit sûr, Qui restera jeune, s'il veut pouvoir survivre. Le cœur infatigable en toute circonstance, Mais restant affamé et fort comme un taureau, Devra rire et chanter, toujours avec aisance ; Étreindre une femme serait un beau cadeau. Se coucher dans le foin, sentir sa bonne odeur ; Dans ce parcours unique où l'être est solitaire, C'est un trésor divin _ et un très grand bonheur _ Que l'on pourra compter le jour de l'inventaire. Sans chaleur, sans amour, la vie est une épave, L'être est tel un vaisseau qu'on n'a pas renfloué. Dans le froid de l'hiver se dresse son étrave Pour rappeler, amer, qu'il voulait être aimé. C'est dans un cœur très pur, qu'il conserve l'image Et tous les souvenirs de cette époque heureuse. Et s'il s'est enfermé, c'est en signe de gage ; Démontrant son respect, son âme est chaleureuse. La forêt ne vit plus, l'animal s'est terré, Les enfants ne rient plus : _où sont ces amoureux ? Le temps a fait son œuvre et a tout effacé ; Est-ce pour préparer de nouveaux jours heureux ?... Maintenant le soleil brillera, mais sans toi.