rivière
Maître Poète
Sais-tu le livre du Loir
Ma jouvencelle d’éternité,
accepte cette gerbe de roses
que j’ai cueillie pour toi ce matin
sur les routes du Maine.
Sors de ta maison froide et accompagne-moi
dans la splendeur des vallons,
dans les canaux d’écume
que distille le calice de quiétude,
tu découvriras la rumeur du vent
sur les archets des bocages,
les battements d’ailes des moineaux
quand tinte la romance du Couchant.
Fuis, ma douce, cette solitude et cette tristesse
qui marquent ton âme,
écoute les lyres des moissons
aux mâts de la prée.
Sais-tu le livre du Loir
quand jaillit la fraîcheur des vagues
sur la grève étincelante,
près de la ronde des roseaux ?
Suis-moi, sous les saules là-bas,
parmi les herbes hautes,
vois, ton sourire s’allume déjà
sous les flèches du soleil.
Abandonne ta robe de cotonnade
et, sous les branchages,
aux confins des extases,
laisse-moi te prouver ma tendresse !
Sophie Rivière
Ma jouvencelle d’éternité,
accepte cette gerbe de roses
que j’ai cueillie pour toi ce matin
sur les routes du Maine.
Sors de ta maison froide et accompagne-moi
dans la splendeur des vallons,
dans les canaux d’écume
que distille le calice de quiétude,
tu découvriras la rumeur du vent
sur les archets des bocages,
les battements d’ailes des moineaux
quand tinte la romance du Couchant.
Fuis, ma douce, cette solitude et cette tristesse
qui marquent ton âme,
écoute les lyres des moissons
aux mâts de la prée.
Sais-tu le livre du Loir
quand jaillit la fraîcheur des vagues
sur la grève étincelante,
près de la ronde des roseaux ?
Suis-moi, sous les saules là-bas,
parmi les herbes hautes,
vois, ton sourire s’allume déjà
sous les flèches du soleil.
Abandonne ta robe de cotonnade
et, sous les branchages,
aux confins des extases,
laisse-moi te prouver ma tendresse !
Sophie Rivière
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