Nobelia
Nouveau poète
Dans cette ville où rodent les hommes en noir
Dans cette ville, je glisse, ombre de mon ombre.
Nul ne me voit et pourtant, blotti dans la pénombre
Je suis là, au creux des ruelles, immondes déversoirs.
La femme vers son dîner se presse de rentrer
La nuit fraiche la surprend dans sa robe d’été.
Lui sur le pont les joues noyées de larmes
Enjambe la balustrade, il a jeté les armes.
Les lumières renaissent derrière les rideaux
Cachant scènes de vie et tristes fardeaux
Aux badauds attardés aux terrasses des troquets
Ne sachant très bien sur quel pied danser.
Un frisson macabre leur glace le sang
Quand de trop près sur eux je m’aventure
Sensation douloureuse, sentiment angoissant
Souvenir de toutes leurs forfaitures.
Ils vont et viennent, certains à l’allure souveraine
D’autres, rongés par une indicible gangrène.
Qui saurait reconnaître le corbeau
Dans ce théâtre où tous font ce qu’il faut.
Je reprends mon destin morne et sans fin
Ange déchu, triste séraphin,
Définir l’ultime chemin des âmes terrestres
Telle est ma croix, l’essence de mon être.
Dans cette ville, je glisse, ombre de mon ombre.
Nul ne me voit et pourtant, blotti dans la pénombre
Je suis là, au creux des ruelles, immondes déversoirs.
La femme vers son dîner se presse de rentrer
La nuit fraiche la surprend dans sa robe d’été.
Lui sur le pont les joues noyées de larmes
Enjambe la balustrade, il a jeté les armes.
Les lumières renaissent derrière les rideaux
Cachant scènes de vie et tristes fardeaux
Aux badauds attardés aux terrasses des troquets
Ne sachant très bien sur quel pied danser.
Un frisson macabre leur glace le sang
Quand de trop près sur eux je m’aventure
Sensation douloureuse, sentiment angoissant
Souvenir de toutes leurs forfaitures.
Ils vont et viennent, certains à l’allure souveraine
D’autres, rongés par une indicible gangrène.
Qui saurait reconnaître le corbeau
Dans ce théâtre où tous font ce qu’il faut.
Je reprends mon destin morne et sans fin
Ange déchu, triste séraphin,
Définir l’ultime chemin des âmes terrestres
Telle est ma croix, l’essence de mon être.