angesitriste
Maître Poète
Au loin, les cloches sonnent le glas d'un triste automne. Le vent, devant ma porte, balaie les feuilles mortes. Le temps balaie mon coeur, mes amours, ma douleur. Les premières neiges bientôt, d'un immaculé manteau, recouvriront les souvenirs, je pourrais enfin m'endormir. Notre amour qui s'est perdu au détour d'une rue pourra alors s'éloigner sur la pointe des pieds. Avec le printemps, refleurira dans ton jardin le mimosa. Pour toi je cueillerai les roses du regret. Sur notre île, en cachette, j'irais parlé aux mouettes. Assise sur la plage, je regarderais le paysage avec une certaine nostalgie et beaucoup de mélancolie. Je me souviendrai de nos ballades, que l'on s'est aimé comme des malades... Allongée sur le sable chaud, bercée par le bruit de l'eau, je confierai à la mer combien je désespère.... Et le soir, sur les dunes, je regarderai la lune sortir de son sommeil pour me donner de tes nouvelles.