Roulades champêtres...
Comme c'est bon de s'abandonner dans les herbes,
Humer la terre encore fraîche des pluies de la veille,
Cueillir une brassée de coquelicots; quelle merveille!
Se fondre au tableau nature, quitter ce monde acerbe...
Rouler du haut de la colline parmi les marguerites,
Ne pas omettre surtout de l’effeuiller avec un ami,
S'évanouir de bonheur, goûter un moment d'oubli...
Qu'importe si Dieu nous voit du haut de sa guérite...
Tremper ses pieds dans l'eau d'une rivière chantante
Qu'on traverse à gué, pour rejoindre la verte prairie.
Versifier et se raconter la vie plus belle et plus jolie,
Se laisser emporter sur un vent de notes délirantes...
En roulant au pied des arbres, sentir les champignons
A peine levés sur l'émeraude des mousses caressantes...
S'unir au rais d'or qui transpercent la ramure luisante.
Qu'il est doux quelques instants, d'écouter Cupidon...
Puis les bras chargés d'amour et de fleurs des champs,
Rentrer chez soi après avoir reconstruit cette cathédrale,
Cet édifice de chair et de sang, perdu dans les dédales
Du quotidien, pour affronter l'horloge des jours fuyants...
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