jackharris
Nouveau poète
Reproche
Ah!... Combien je maudis
Cette idée que j’ai eue,
Le jour où je t’offris
Cet objet superflu
Pour lequel, le soir,
Souvent tu m’abandonnes.
Ah!... Lui et ton miroir:!...
Que Dieu me le pardonne,
Je voudrais les briser,
Les projeter à terre,
Qu’il n’en puisse rester
Pas la moindre poussière
Car ce sont des voleurs
Qui me volent le temps,
Qui dérobent les heures
De nos premiers instants.
Tu es là, attentive
Et le regard fixé,
Mais tu es évasive
Quand je veux t’embrasser.
Que tu le veuilles, ou non,
Tu es une infidèle
Et quand j’y pense, au fond,
Eh bien!... je me rebelle
Car je n’ai que le soir
Pour profiter de toi
Or, toi, sans le savoir,
Tu t’éloignes de moi.
Tu préfères, je le sais,
Cet objet familier,
Je le sens, et c’est vrai
Que je suis oublié.
Oh!... Tu es bien méchante
De me laisser ainsi;
Ma rancœur est pesante
Aussi, je te le dis,
Je regrette ce jour
Ou je t’ai acheté
Pour te plaire, mon amour,
Ce poste de télé.