tieram
Maître Poète

Repose
Aux doux yeux éblouis dans l’ivresse du temps.
Car l’hiver s’est éteint laissant place au printemps
Qui dévoile aujourd’hui la douceur d’une rose.
Le soleil illumine en ce vague regard
Une étoile vermeille arpentant le silence
Dès lors que ce bonheur éveille le hasard
Frémissant dans l’oubli ce pas vers l’excellence.
Or, l’enfer de la nuit a souffert d’une prose
Le poète revêt de parfums envoûtants,
Sur une toile ouverte aux souffles persistants
Est-il sûr que le soir révèle bien la chose ?
Quel étrange matin quand le ciel se repose !
Nul ne croit le divin dans ce monde hagard
Il fait noir sous la lune et l’ombre d’insolence
A troublé dans ce vide un peu plus par égard
Quand le jardin d’Éden s’ouvre dans la vaillance.
La nature a senti toute métamorphose
La saison qui revient sans effort pour longtemps
Et l’on voit quelques fleurs soulignant les instants
D’une terre envahie en fière virtuose.
Quel étrange matin quand le ciel se repose !
Maria-Dolores