rivière
Maître Poète
Repentance
Dans
le jardin de ma mie,
se balance une rose,
au loin,
près des vitraux de bruine,
s’alanguit le mystère des guérets,
des mésanges ivres de lueur
se balancent
à la mâture des zéniths,
seule l’odelette d’un ruisseau
rompt
l’étreinte infinie du silence.
Le bonheur envahit mon âme.
Aujourd’hui, je jette en pâture
tous mes rêves insensés de gloire.
Ô mon Dieu,
entends ma repentance,
moi qui ne songeais qu’à la renommée !
Je ne chanterai plus désormais
que mon aimée,
l’onde de ses yeux,
le pont de nos mains
par delà
l’hymne des bocages,
l’ébène de sa chevelure
qui
flotte au vent du Loir,
et,
pour preuve de mon serment,
ce soir, après le souper,
je déposerai
sur ses lèvres
l’étoile d’un verset d’amour.
Sophie Rivière
Dans
le jardin de ma mie,
se balance une rose,
au loin,
près des vitraux de bruine,
s’alanguit le mystère des guérets,
des mésanges ivres de lueur
se balancent
à la mâture des zéniths,
seule l’odelette d’un ruisseau
rompt
l’étreinte infinie du silence.
Le bonheur envahit mon âme.
Aujourd’hui, je jette en pâture
tous mes rêves insensés de gloire.
Ô mon Dieu,
entends ma repentance,
moi qui ne songeais qu’à la renommée !
Je ne chanterai plus désormais
que mon aimée,
l’onde de ses yeux,
le pont de nos mains
par delà
l’hymne des bocages,
l’ébène de sa chevelure
qui
flotte au vent du Loir,
et,
pour preuve de mon serment,
ce soir, après le souper,
je déposerai
sur ses lèvres
l’étoile d’un verset d’amour.
Sophie Rivière