vianna
Nouveau poète
Un jour, tu as pris le chemin
D'un tunnel long et sans fin
Où le train de tes corps et esprit
A glissé dans la nuit
Et l'oubli de tes envies.
Tu as voulu voyager seul
Sous les voûtes noircies
Qui servent de linceul
A ton ennui, à ta non-vie.
Mais, regarde-moi, je suis là,
Oui, tout à côté de toi
Et même si tu me rejettes
Je prendrai le wagon de tête
Pour accrocher ton allure poussive
A la puissance de ma locomotive.
Prends ma main dans la tienne :
Vois, les voûtes du bout du tunnel
Ont la forme d'un arc-en-ciel.
Quand il sort enfin du tunnel,
L'oiseau de fer de la légende indienne
Débouche sur de nouvelles prairies,
Verdoyantes et fleuries.
Là-bas, tout près de toi,
Je manierai l'aiguillage
Loin de ta voie de garage,
Avec douceur et avec tendresse,
Pour t'emmener vers le départ
Prometteur de l'Orient-Express,
Qui chargera, gare après gare,
Des malles pleines d'ivresse,
Des colis d'essences rares
Et offrira à ton regard
Des paysages sur des désirs revenus
S'étendant à perte de vue.
Il n'est pas de tunnel, de chemin
Qui ne soient à jamais sans fin.
D'un tunnel long et sans fin
Où le train de tes corps et esprit
A glissé dans la nuit
Et l'oubli de tes envies.
Tu as voulu voyager seul
Sous les voûtes noircies
Qui servent de linceul
A ton ennui, à ta non-vie.
Mais, regarde-moi, je suis là,
Oui, tout à côté de toi
Et même si tu me rejettes
Je prendrai le wagon de tête
Pour accrocher ton allure poussive
A la puissance de ma locomotive.
Prends ma main dans la tienne :
Vois, les voûtes du bout du tunnel
Ont la forme d'un arc-en-ciel.
Quand il sort enfin du tunnel,
L'oiseau de fer de la légende indienne
Débouche sur de nouvelles prairies,
Verdoyantes et fleuries.
Là-bas, tout près de toi,
Je manierai l'aiguillage
Loin de ta voie de garage,
Avec douceur et avec tendresse,
Pour t'emmener vers le départ
Prometteur de l'Orient-Express,
Qui chargera, gare après gare,
Des malles pleines d'ivresse,
Des colis d'essences rares
Et offrira à ton regard
Des paysages sur des désirs revenus
S'étendant à perte de vue.
Il n'est pas de tunnel, de chemin
Qui ne soient à jamais sans fin.