JCP
Nouveau poète
Dans mes songes je l’avais imaginé
Sans jamais oser vraiment y croire
Tout doucement tu me la donné
Avec délicatesse et sans gloire.
De ma forteresse de solitude
Tu as baissé le pont-levis corrodé.
Tel le chevalier pour sa dulcinée
Sur mes lèvres blêmes et taries
Un doux baiser tu as déposé.
Les yeux hagards de cette merveille,
Les sens depuis si longtemps en sommeil
J’ouvre mon cœur, mon corps et mon âme
A celle qui venait en grande dame
Redonner vie à la source de la vie.
Tendre, de petit brin en petit brin,
Doucement, de besoin en besoin,
Gracieusement, de câlin en câlin.
L’Amour qui me faisait tant défaut,
Reprenait sa place, je me sentais beau.
Je sais maintenant que tu es l’unique
Notre fusion est indélébile.
Nous savourons enfin cette Amour
Merveille qui plus ont le consomme
Plus inexorablement il croît.