Rêveurlunaire
Maître Poète
Rêveuse...
3
L'œil roulant sous le poids du jour
Courbant tes cils, délicieuse
Éphémère et malicieuse
Tu tangues sous l'eau d'un ajour ;
Le soleil du palais d'argent
De Céphée essaimant la lune
Pleure doucement sur la dune
D'aube et fait ton rêve régent ;
En délicatesse tes bras
Saisissent galants tout l'espace
Du crépuscule qui s'efface
Pour le déposer dans tes draps ;
Dans ta main tu tiens le roman
À peine achevé de lecture
Où brille encor la douce arcture
Ou bien un petit Lou Léman ;
Et le poète qu'en ton sein
Tu cajoles sous la naissante
Lune ô ma très chère indolente
N'aspire las qu'à ton dessein ;
Ingénue en robe ottoman
Renais-tu comme la princesse
Plus belle que la nuit paresse
Sous des airs d'emmerich Kálmán ;
Ton corps sous l'odeur réséda
Qui parfume toute ta chambre
Se détend sous la vague d'ambre
Comme une rose pour czarda ;
Gracieuse étoile de lin
Tu pars enfin sous l'endorphine
Présent de Morphée en divine
Rêveuse d'azur opalin ;
Léger comme un air d'opéra
Se ralentit ton noble souffle
Et puis le jour au loin s'essouffle
Te voyant, bel de droséra ;
Quand ton rêve silencieux
Te rend belle comme l'étoile
Te veillant, soulève son voile,
Astre d'une dune des cieux ;
Des cents soleils éteints là bas
Aux pieds des nixes de frigie
Il semble en être l'effigie
Le doux sillage de vos pas ;
Je vous vois si belle et vos bras
Berçant retiennent mon silence
Que je ne sois pas d'obligeance
À taire mon cœur sous vos draps ;
Amour doucement, vous rêvez
Et je dessine d'une rime
Vos cheveux sur l'azur de lime
Ce beau qu'au vers vous endêvez ;
Ce superbe éclos par le jour
Et que vous emmenez ma douce
Égérie est la fleur qui pousse
Sur le ciel qu'il peint d'un ajour ;
C'était hier et c'est demain
Et cette nuit qu'avec tendresse
Vous caressez comme l'altesse
D'or que je vois dans votre main ;
Tremblant mon amour j'ai si peur
De perturber votre innocence
J'admire toute la flagrance
De vos gestes comme une fleur ;
Votre corps fait frissonner l'air
Comme l'esquisse de malice
De vos yeux objets du délice
Qui sont d'un plus sublime éclair,
Que l'envie en moi d'infini,
Vous aimer avec politesse
Mais je me tais ô noble altesse
Pour ne voir ce sommeil fini ;
Dormez encore tendre amour
Mon ode aux étoiles parfumées
Comme vos étoiles ainées
Vous laissant ce vers pour toujours...
Daniel Beau le poète rêveur
19 Avril 2021
Inknotpad
Google Chrome
09:07
Princesse Czardas (en allemand Die Csárdásfürstin, en hongrois A Csárdáskirálynő) est une opérette en trois actes du compositeur hongrois Emmerich Kálmán, sur un livret de Leo Stein et Béla Jenbach. Sa première représentation a eu lieu à Vienne au Johann Strauss Theater, le 17 novembre 1915. Elle a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques.
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L'œil roulant sous le poids du jour
Courbant tes cils, délicieuse
Éphémère et malicieuse
Tu tangues sous l'eau d'un ajour ;
Le soleil du palais d'argent
De Céphée essaimant la lune
Pleure doucement sur la dune
D'aube et fait ton rêve régent ;
En délicatesse tes bras
Saisissent galants tout l'espace
Du crépuscule qui s'efface
Pour le déposer dans tes draps ;
Dans ta main tu tiens le roman
À peine achevé de lecture
Où brille encor la douce arcture
Ou bien un petit Lou Léman ;
Et le poète qu'en ton sein
Tu cajoles sous la naissante
Lune ô ma très chère indolente
N'aspire las qu'à ton dessein ;
Ingénue en robe ottoman
Renais-tu comme la princesse
Plus belle que la nuit paresse
Sous des airs d'emmerich Kálmán ;
Ton corps sous l'odeur réséda
Qui parfume toute ta chambre
Se détend sous la vague d'ambre
Comme une rose pour czarda ;
Gracieuse étoile de lin
Tu pars enfin sous l'endorphine
Présent de Morphée en divine
Rêveuse d'azur opalin ;
Léger comme un air d'opéra
Se ralentit ton noble souffle
Et puis le jour au loin s'essouffle
Te voyant, bel de droséra ;
Quand ton rêve silencieux
Te rend belle comme l'étoile
Te veillant, soulève son voile,
Astre d'une dune des cieux ;
Des cents soleils éteints là bas
Aux pieds des nixes de frigie
Il semble en être l'effigie
Le doux sillage de vos pas ;
Je vous vois si belle et vos bras
Berçant retiennent mon silence
Que je ne sois pas d'obligeance
À taire mon cœur sous vos draps ;
Amour doucement, vous rêvez
Et je dessine d'une rime
Vos cheveux sur l'azur de lime
Ce beau qu'au vers vous endêvez ;
Ce superbe éclos par le jour
Et que vous emmenez ma douce
Égérie est la fleur qui pousse
Sur le ciel qu'il peint d'un ajour ;
C'était hier et c'est demain
Et cette nuit qu'avec tendresse
Vous caressez comme l'altesse
D'or que je vois dans votre main ;
Tremblant mon amour j'ai si peur
De perturber votre innocence
J'admire toute la flagrance
De vos gestes comme une fleur ;
Votre corps fait frissonner l'air
Comme l'esquisse de malice
De vos yeux objets du délice
Qui sont d'un plus sublime éclair,
Que l'envie en moi d'infini,
Vous aimer avec politesse
Mais je me tais ô noble altesse
Pour ne voir ce sommeil fini ;
Dormez encore tendre amour
Mon ode aux étoiles parfumées
Comme vos étoiles ainées
Vous laissant ce vers pour toujours...
Daniel Beau le poète rêveur
19 Avril 2021
Inknotpad
Google Chrome
09:07
Princesse Czardas (en allemand Die Csárdásfürstin, en hongrois A Csárdáskirálynő) est une opérette en trois actes du compositeur hongrois Emmerich Kálmán, sur un livret de Leo Stein et Béla Jenbach. Sa première représentation a eu lieu à Vienne au Johann Strauss Theater, le 17 novembre 1915. Elle a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques.