rivière
Maître Poète
Qui y a t-il de plus beau que le Soleil
Qui y a t-il de plus magnifique
que les larmes de l’aube au mois de mai,
dessus les mousses des forêts et des jardins du Maine,
que les larmes de l’aube au mois de mai,
dessus les mousses des forêts et des jardins du Maine,
devant quelle majesté s’inclinent les pétales des arbres
à l’annonce des serments de langueur,
qui y a t-il de plus beau que le Soleil,
à l’annonce des serments de langueur,
qui y a t-il de plus beau que le Soleil,
que le voile virginal des neiges sur les monts,
que l’écume du Loir scandant l’éloquence de l’onde,
qui y a t-il de plus doux que les armoiries d’un nénuphar,
que l’écume du Loir scandant l’éloquence de l’onde,
qui y a t-il de plus doux que les armoiries d’un nénuphar,
que la brume diaphane de l’aurore,
qui y a t-il de plus sublime que le châle des fougères,
que la lumière ardente des phalènes
qui y a t-il de plus sublime que le châle des fougères,
que la lumière ardente des phalènes
quand tombe la nuit,
les oiselles s’inclinent face à la cathédrale de sa félicité,
les Aèdes et les musiciennes enseignent
les oiselles s’inclinent face à la cathédrale de sa félicité,
les Aèdes et les musiciennes enseignent
depuis des siècles l’hymne de sa beauté,
les violettes et les lys et les champs exhalent
la volupté de sa pureté,
les violettes et les lys et les champs exhalent
la volupté de sa pureté,
quel est cet être si magique magnifié par les animaux, et
dont la beauté irradie par delà les continents, et les cités de fer,
qui guérit de ses paumes
dont la beauté irradie par delà les continents, et les cités de fer,
qui guérit de ses paumes
les enfants, et les blessés de la vie,
et qui porte haut les couleurs de la Douceur, de la joliesse,
de l’intelligence et de la tendresse,
et qui porte haut les couleurs de la Douceur, de la joliesse,
de l’intelligence et de la tendresse,
vous n’avez pas deviné
quel est l’objet de ma poésie,
il s’agit de la Femme,
quel est l’objet de ma poésie,
il s’agit de la Femme,
car elle seule sait les lueurs de la félicité
elle qui écrit sur l’écorce de mes lèvres, moi qui suis son amante
sur le calice du Désir, sur l’abîme de nos sens grisés,
elle qui écrit sur l’écorce de mes lèvres, moi qui suis son amante
sur le calice du Désir, sur l’abîme de nos sens grisés,
sur la colline de nos seins plantureux et lourds,
l’encens de la volupté,
et de la Jouissance si forte et si belle !
l’encens de la volupté,
et de la Jouissance si forte et si belle !
Sophie Rivière
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