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Qui pousse les ans

Eléâzar

Maître Poète
Qui pousse les ans, les mois, les heures, les jours
Défilant, tristement, d’un pas inexorable,
Lentement, qui, hélas, sans espoir de retour
Ne demeureront que de façon mémorable ?

Personne ne sait leur destinée mais la Seine,
Obligée par sa source à traverser Paris
Et Rouen et Le Havre et gonflée d’Oise et d’Aisne
S’en va dans l’océan qui la prend pour mari.

Et nous sommes ainsi, pressés rageusement
Sans bienveillance, dans le dos et sans vergogne
Par un vil élément alors que sagement
Nous désirons une vie calme et sans besogne.

Ensemble, nous pourrions aller manifester
Avec l’abbé Soury et son eau de Jouvence
A la propriété (qui peut le contester ?)
De faire reculer ce rouleau qui avance.

Cependant, je propose un geste radical
Pour remettre à sa place (et que grand bien lui fasse)
Ce monstre légendaire au but inamical :
Retournons-nous, lançons-lui le poing dans la face.
 
Composer avec le temps...
Avec vos mots, vous les faites avec brio
Il passe pour moi, agréablement
À vous lire. Merci. Bravo
 
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