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Que mon ame aille servir la tienne ...

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion HAD
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HAD

Nouveau poète
Que mon ame aille servir la tienne !
Que mon coeur de sa chaleur te soutienne !
de mon corps, mains levée je prie Dieu
De te guider sur ses terres et aux cieux.
De mes profonds souhaits et leurs audaces
Je te tends mes bras pour que tu suives leurs traces,
Guidé par un coeur ou il te laisse voir
Ses feux, ses désirs en t'offrant ses pouvoirs,

Ce sera pour contenter les braises de ta vue
Qui tirent mes yeux et mon coeur à leurs pourvue,
Ce sera pour embellir ton Etre, ses mains et ses doigts
Qui serrèrent le mien esclave de ses lois.
Que nos mots par les cieux soient faits immortels
Changés pour jamais en tout autant de perles,
Sans bavure ni tristesse, comme sans bavure aussi
Fut mon Amour, mon Ame, et ma foi jusqu'ici.
Ce sera pour lier notre amour d'un courage
Sans qu'il ne soit entouré de peines ni de dommages,
Ce sera pour lier sa couronne en rond,
Pour étinceler ses paroies et baiser son front.
Ma peau lui servira de véritable couverture
Meilleure qu'il n'en vient des cotes d'Azure,
Pour garantir du froid l'hyver de ton Ame
Ma couverture envellopera ton Etre Femme.
Te garder près du feu mais loin de ses cendres,
Pour mille services tels et tels si tendres.
Vous, mes envies, noyés dans son bonheur,
Je veux que ci-après vous soyez ses danceurs
Sur les rèves enchanteurs que ma bien aimée fière
Avant que la nuit ne lui fasse perdre les repères
Sur le dos de son lit. Dors, coeur endurci,
Change ta patience si douloureuse de caresses aussi
Tu n'aimes guère les coups et les piquires
Tu ne prends pas aussi les faveurs et les blessures ;
Quand mes yeux seront clos d'un delicat sommeil,
Tu aura une situation douce et une extase pareille
Je servirai ma Bien Aimée et sur les mèmes brèches
Qui firent en toi mille somptueuses flèches
Je serais le gardien heureux de tes soirs
Ma main délicate te fera mille recevoir
Celle qui engendre d'un satin transparent sa face
Celle qui effleurait mes doigts punis de mon audace.
Coule, sans regrets bien au chaud de ta demeure
Qui ne change point encore sa luxueuse couleur,
Fais-toi sa lanterne, O plaie bienheureuse,
Qui poussant de mon désir mon Ame langoureuse
Donnes-lui ces soulagements qu'au bout de ses douleurs
Renaitront en elle de merveilleuses couleurs
Qui feront mes cadeaux et encore plus et pareil,
Au lustre de son coeur reluire mille vermeilles.
 
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