rivière
Maître Poète
Que deviendrais-je sans mon Epousée ?
Souvent mes amies me pressent
de les rejoindre
pour toujours dedans Paris,
de célébrer dans mes vers
l’Arc-de-Triomphe, et
les palais de la République,
de mettre mes pas
dans le rosaire de grâces
de Notre-Dame,
de révérer la Tour Eiffel,
ou la Tour Montparnasse
qui enlacent les Cieux.
Mais que deviendrais-je
sans mon Epousée
au regard de braise,
sans le miel de son sourire,
sans la chaleur de sa chair
pour ouvrir l’Espoir des matins,
que deviendrais-je
sans le Loir qui berce
les strophes de nos amours,
qui cueillerait le col frêle
d’une fleur riant, espiègle,
parmi la musique des chemins,
qui chanterait le Maine, ma Patrie,
qui édicterait
le sablier de beauté,
qui psalmodierait les paupières
de la Femme quand se déroulent
les pétales de sa perfection ?
Personne.
Alors, merci,
vous que j’aime,
mais je ne veux pas dépérir
au fond d’une ruelle infâme,
loin du pollen,
je préfère la contemplation des nues,
les sillons des oiseaux
sur les flots du Couchant,
l’
estuaire moiré d’or
de la forêt de Bercé,
et la solitude d’une rose
quand s’ancrent le soir à l’automne
les cendres des étangs !
Sophie Rivière
Souvent mes amies me pressent
de les rejoindre
pour toujours dedans Paris,
de célébrer dans mes vers
l’Arc-de-Triomphe, et
les palais de la République,
de mettre mes pas
dans le rosaire de grâces
de Notre-Dame,
de révérer la Tour Eiffel,
ou la Tour Montparnasse
qui enlacent les Cieux.
Mais que deviendrais-je
sans mon Epousée
au regard de braise,
sans le miel de son sourire,
sans la chaleur de sa chair
pour ouvrir l’Espoir des matins,
que deviendrais-je
sans le Loir qui berce
les strophes de nos amours,
qui cueillerait le col frêle
d’une fleur riant, espiègle,
parmi la musique des chemins,
qui chanterait le Maine, ma Patrie,
qui édicterait
le sablier de beauté,
qui psalmodierait les paupières
de la Femme quand se déroulent
les pétales de sa perfection ?
Personne.
Alors, merci,
vous que j’aime,
mais je ne veux pas dépérir
au fond d’une ruelle infâme,
loin du pollen,
je préfère la contemplation des nues,
les sillons des oiseaux
sur les flots du Couchant,
l’
estuaire moiré d’or
de la forêt de Bercé,
et la solitude d’une rose
quand s’ancrent le soir à l’automne
les cendres des étangs !
Sophie Rivière
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