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Que deviendrais-je sans mon épousée

rivière

Maître Poète
Que deviendrais-je sans mon Epousée

Souvent mes amies me pressent
de les rejoindre
pour toujours dedans Paris,


de célébrer dans mes vers
l’Arc-de-Triomphe, et
les palais de la République,


de mettre mes pas
dans le rosaire de grâces
de Notre-Dame,


de révérer la Tour Eiffel,
ou la Tour Montparnasse
qui enlacent les Cieux.


Mais que deviendrais-je
sans mon Epousée
au regard de braise,


sans le miel de son sourire,
sans la chaleur de sa chair
pour ouvrir l’Espoir des matins,


que deviendrais-je
sans le Loir qui berce
les strophes de nos amours,


qui cueillerait le col frêle
d’une fleur riant, espiègle,
parmi la musique des chemins,


qui chanterait le Maine, ma Patrie,
qui édicterait
le sablier de beauté,


qui psalmodierait les paupières
de la Femme quand se déroulent
les pétales de sa perfection ?


Personne.
Alors, merci,
vous que j’aime,


mais je ne veux pas dépérir
au fond d’une ruelle infâme,
loin du pollen,


je préfère la contemplation des nues,
les sillons des oiseaux
sur les flots du Couchant,


l’
estuaire moiré d’or
de la forêt de Bercé,


et la solitude d’une rose
quand s’ancrent le soir à l’automne
les cendres des étangs !


Sophie Rivière
 
Dernière édition:
Je ne parle que de ce que je connais : le Maine, et la Femme. Je pense à la volée à Paul Géraldy, avec Toi et Moi, à Ronsard avec ses poèmes d'amour, aux poètes médiévaux avec la fin'amor, etc.
Je ne vais pas aborder le thème de la guerre étant d'humeur enjouée.

Sophie
 
Que c'est beau ce texte Sophie..
.Deux ont ta préférences et tu en parles avec passion..;
ta Belle et ton endroit de naissance..
Paris est belle mais un ersatz à ton coeur
bisous jojo
 
Chère jojo,

Merci beaucoup pour la chaleur et l'extrême gentillesse de ton message.

Tu as bien senti les thèmes que j'essaye de faire passer dans les textes : le Maine avec la Nature,
et ma Douce avec le thème de la Femme.

Je ne dis pas que je déteste Paris, mais je m'y sens mal à l'aise, d'autant qu'auparavant je n'étais pas habituée
au métro, aux transports en commun où les gens voyagent entassés.

C'est la raison pour laquelle je retourne avoir mes parents avec ma Douce dès que je dispose d'un peu de temps.

A bientôt de te lire.

Bisous.

Sophie
 
Les escales que j'effectue quotidiennement avec ma Douce sont les cathédrales de son sourire, de ses seins et les émaux de son pertuis
où je meurs souvent d'épuisement, mais lorsque nous nous rendons en province, nous reprenons des forces, et le feu renaît plus fort en nous.

A bientôt de vous lire, Madame Maud. Amitiés poétiques.

Sophie
 
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