Filiatus
Maître Poète
En Quatorze-dix-huit, les boches
Trouvaient les poilus très moches
Voulant raser leurs visages
Ils rasèrent leurs villages
Mon aïeul est mort au front
D’une balle en bas de l’aine
Son aîné est mort dans l’Aisne
D’une balle en haut du front
Il ne faut pas rigoler
Avec le chemin des Dames
Ce n’est pas une tranchée
Qui conduit vers un hammam
C’était la ligne de front
Qui dura jusqu’à l’automne
Entre la boue de Sissonne
Et la vase de Soissons
Parait que dans l’camp d’en face
Adolf était deuxième classe
Casque à pointe et godillot
Devait r’ssembler à Charlot
Il y’avait des généraux
Qui étaient tell’ment vieillots
Que le nommé Galliéni
Faisait la guerre en taxi
Joffre était un peu l’chouchou
Car il disait : « J’offre un coup ! »
Les chœurs : « J’offre un coup ! »
Mais c’était beaucoup moins bien
Quand c’était avec Pétain
Les chœurs : « Pète un coup ! »
Trouvaient les poilus très moches
Voulant raser leurs visages
Ils rasèrent leurs villages
Mon aïeul est mort au front
D’une balle en bas de l’aine
Son aîné est mort dans l’Aisne
D’une balle en haut du front
Il ne faut pas rigoler
Avec le chemin des Dames
Ce n’est pas une tranchée
Qui conduit vers un hammam
C’était la ligne de front
Qui dura jusqu’à l’automne
Entre la boue de Sissonne
Et la vase de Soissons
Parait que dans l’camp d’en face
Adolf était deuxième classe
Casque à pointe et godillot
Devait r’ssembler à Charlot
Il y’avait des généraux
Qui étaient tell’ment vieillots
Que le nommé Galliéni
Faisait la guerre en taxi
Joffre était un peu l’chouchou
Car il disait : « J’offre un coup ! »
Les chœurs : « J’offre un coup ! »
Mais c’était beaucoup moins bien
Quand c’était avec Pétain
Les chœurs : « Pète un coup ! »