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Quand tu quittes l'isthme d'or de ma chair

rivière

Maître Poète
Quand tu quittes l’isthme d’or de ma chair

Quand tu quittes, ma Muse,
l’isthme d’or de ma chair
afin d’aller au loin vers l’occident, pour quelle affaire,
là où l’océan se mêle à la terre,

mon coeur saigne et tangue de tristesse,
les bocages et les fleurs du monde te pleurent,
les fontaines s’arrêtent de couler, et
j’édite sur les murs invisibles des forêts,

sur les rivages des galaxies,
des stances d’espoir vantant
la douceur de tes paumes,
et la grâce de ta Lumière.

Je reviens alors en notre clairière
adossée au Soleil nu de l’occident,
allongée dessus les palais des herbes et des mousses,
je contemple, ardente,

les ciels d’azur, la prairie des nuages,
et la chevelure de pluie,
car je sais que tu reviendras.
Je suis attente,

je suis le printemps de ta Passion,
je suis la poésie saphique de ta Tendresse,
je te vénère depuis la nuit des temps,
Toi dont les ailes me bercent,

Toi qui illumines chaque jour
les cailloux des chemins,
et les robes des roseaux,
Toi qui m’encercles après nos joutes

avec les lierres de tes bras frêles,
Toi l’arc-en-ciel de ma magnificence.
Tu es l’hymne de ma clarté,
reviens, vois, je suis attente,

je suis la veine qui palpite
au creux du duché de tes aisselles,
reviens, et par le pouvoir de tes lèvres,
exalte le parvis de ma pureté !

Sophie Rivière
 
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