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QUAND LES HOMMES PLEURENT...

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Poète libéré
Tes cheveux sont-ils encore plus longs que notre vie et les arbres des nuages qui te tendent le ciel pour se maintenir en vie ? Enfante-moi, pour que je boive à ton sein le lait du Pays, que je reste enfant dans tes bras jusqu'à la fin des temps. J'ai beaucoup vu ô mère, beaucoup vu. Enfante-moi pour que je reste sur tes paumes. Chantes-tu et pleures-tu toujours pour rien quand tu m'aimes. Mère : j'ai égaré mes mains sur les hanches d'Ube femme chimérique. J'étreins le sable, j'étreins l'ombre. Puis-je revenir à toi, puis-je revenir à moi? Ta mère a une mère ; les figuiers du jardin ont des nuages, alors, ne me laisse pas seul, errant, je veux tes mains pour porter mon cœur. Je me languis du pain de ta voix, mère! Je me languis de tout. Je me languis de toi. Je me languis de moi.
 
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