Quand les fusils se taisent...
Quand le silence s'installe sur la campagne dévastée,
Glissent vers un monde sans rêves au bras de Morphée...
Les fusils se sont tus, mais leur nuit est sans charmes...
Demain derrière les rochers, le soleil viendra chauffer
Leurs corps amaigris, illuminera un semblant de paix...
Mais y croiront-ils après tant de mois à servir l'armée ?
Demain les renverra vers la vie, mais seront-ils prêts ?
Ces hommes quelques mois auparavant, bons patriotes
Partaient en chantant, combattre leurs frères ennemis,
A présent il leur faudra payer le prix du sang, et trottent
En leur âme, fantômes de compagnons restés sans vie...
Alors que les fusils se taisent, c'est l'imprévu qui se joue,
Comme sur une autre planète, sans feux, sans roquettes,
Sans adrénaline, campés dans un décor encore trop doux,
Les hommes s'offrant à la paix, parfois en perdent la tête...
Ils leur faudra réapprendre à sourire, donner et recevoir,
L'amour auquel tout homme ici-bas a droit de prétendre,
Retrouver la quiétude d'un foyer déserté, et puis l'espoir...
Enfin vivre, et n'avoir que les bruits de la vie à entendre...
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