Eléâzar
Maître Poète
La jeunesse s’avance en écrasant l’enfance
Puis se laisse tomber devant la puberté
L’âge mûr veut goûter au vent de liberté
Avant que la vieillesse ait un corps sans défense
Le maintenant craint le changement et l’ensuite
Lundi soir va mourir dans la nuit de mardi
Le travailleur fini n’a plus le cœur hardi
Pour aller réserver à l’hôtel une suite
Le progrès a gagné ses lettres de noblesse
Quand la noblesse fut tuée par le progrès
Le retraité se dit gâté mais son regret
Est que sa faiblesse qui l’abaisse le blesse
La marque du temps se remarque le dimanche
Quand les dames âgées vont fleurir les défunts
En marchant lentement aspergées de parfums
Avec des enfants qui les tiennent par la manche.
Puis se laisse tomber devant la puberté
L’âge mûr veut goûter au vent de liberté
Avant que la vieillesse ait un corps sans défense
Le maintenant craint le changement et l’ensuite
Lundi soir va mourir dans la nuit de mardi
Le travailleur fini n’a plus le cœur hardi
Pour aller réserver à l’hôtel une suite
Le progrès a gagné ses lettres de noblesse
Quand la noblesse fut tuée par le progrès
Le retraité se dit gâté mais son regret
Est que sa faiblesse qui l’abaisse le blesse
La marque du temps se remarque le dimanche
Quand les dames âgées vont fleurir les défunts
En marchant lentement aspergées de parfums
Avec des enfants qui les tiennent par la manche.