Quand la terre poudroie...Au soleil levant, imaginez les chevaux
Crinières au vent, libres, fiers, le sabot
Sans fer, martelant l'écorce de la terre,
Qui filent loin, très loin, vers la rivière...
Ils vivent, meurent au rythme lumière,
Là-bas au fond, l'horizon sans limites...
Nul homme n'impose ses frontières,
Du rai diamant aux lueurs hématite...
Du haut de la montagne, on aperçoit
La poussière qui masque leurs galops
Et devine le chemin tracé qui poudroie,
On croit entendre le bruit des sabots...
Ils vous rejoindre les hordes sauvages
Et sillonnent beaux et verts pâturages,
Où la vie s'écoule, paisible, originelle,
Ne combattant que pour leurs femelles...
Il faut les voir, se dressant, fulminant,
Ces silhouettes superbes, divins étalons
Hennissant, se découpant sur l'azur,
Tableau d'une vie presque à l'état pur...
Les chevaux prisonniers des hommes,
Ont perdu cette liberté qui était leur,
Ils souffrent mille et mille douleurs,
Eux, la plus belle conquête de l'homme....
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