Le sable fin glisse entre mes doigts, La poussière tombe mais s'en remet. Pourtant quelques grains résistent aux lois, C'est le plus fort qui se trompait. La mer semble si bien te connaître, Elle qui voit encore les amours naître. Sans escale, sans plainte et sans attente, La mer est belle quand ton ombre la tente. L'horizon est marqué, et son avenir aussi, C'était un jour le temps des photographies. Un peu plus trouble, un peu plus seul, L'horizon est aimé et l'avenir en deuil. La marée est têtue et jamais ne se lasse, Elle monte ; elle descend quoi que tu fasses. Comme nos amours, elle laisse ses traces, Mes pas sur la plage quand la mer est basse. Les maisons ne vivent que deux mois, Les hommes habiles, les femmes en émois, Les bars s'empilent et ne se vident pas, Ma vie s'enivre sans cette drogue de toi. Les vagues s'évadent, battent des ailes, Elle s'obstinent et rentrent chez elles. Si ton amour était une de ces phrases, J'écouterais le bruit quand elles s'écrasent. J'écouterais le bruit quand elles s'écrasent, J'écouterais le bruit quand elles s'écrasent.